Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo, désormais à la tête du gouvernement sénégalais, a officiellement lancé son mandat en détaillant les priorités de son action publique. Cette allocution, très suivie par l’opinion, intervient après la validation de son équipe par le président Bassirou Diomaye Faye et s’inscrit dans la continuité du projet politique « Diomaye Président » ainsi que de la Vision Sénégal 2050.
Le chef du gouvernement a mis en avant une approche pragmatique, axée sur des résultats concrets, la cohésion institutionnelle et l’implication de tous les acteurs nationaux. Son équipe, composée de 30 membres, est présentée comme un gouvernement de mission, alliant expertise politique et compétences techniques pour répondre aux attentes des citoyens.
Al Aminou Lo a précisé que la formation de ce cabinet a été précédée de consultations approfondies avec l’ensemble des forces politiques, dont le leader du parti Pastef, Ousmane Sonko. Une clarification importante dans un contexte politique marqué par des désaccords persistants, notamment sur la composition de l’exécutif et l’absence de représentants Pastef au sein du gouvernement.
Bien qu’il n’ait pas nommé directement son prédécesseur, certains passages de son discours ont été perçus comme des réponses aux critiques formulées depuis la fin de son mandat. En insistant sur la primauté de l’intérêt général, il a rappelé que « la Nation et ses institutions doivent primer sur les clivages partisans ». Une déclaration interprétée par plusieurs observateurs comme une prise de distance vis-à-vis des méthodes de gouvernance passées.
Le Premier ministre a également défendu la vision du président Bassirou Diomaye Faye, fondée sur la nécessité de concrétiser une Sénégal souverain, équitable et prospère. Il a insisté sur la mobilisation de toutes les énergies, y compris celles de la diaspora, pour accélérer la réalisation des engagements pris auprès des populations.
Sur le plan organisationnel, Al Aminou Lo a annoncé plusieurs réformes structurelles au sein de l’administration. Des réorganisations ministérielles ont été engagées pour renforcer l’efficacité de l’action publique. Ainsi, le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a été restructuré, avec un transfert de certaines prérogatives liées aux mines vers un nouveau département dédié à la Géologie.
Autre innovation : le porte-parole du gouvernement se voit désormais attribuer le statut de ministre à part entière, une mesure visant à clarifier et renforcer la communication gouvernementale.
Enfin, le Premier ministre a annoncé une refonte des méthodes de travail, privilégiant rigueur, coordination et performance. Une nouvelle dynamique destinée, selon ses propos, à transformer les promesses en réalisations tangibles pour les Sénégalais.
