Alex nguepi : le Cameroun doit tourner la page du tribalisme pour embrasser l’essor économique
Politique
Alex Nguepi : « le Cameroun doit tourner la page du tribalisme pour embrasser l’essor économique »
Dans une tribune percutante, l’entrepreneur camerounais Alex Nguepi dénonce l’utilisation du tribalisme comme écran de fumée face aux défis économiques du pays.
Liliane Ndangue
3 min de lecture
Le Cameroun face à ses véritables défis économiques
Dans sa tribune, Alex Nguepi lance un appel solennel : « Ceux qui ont investi leur argent dans la construction de maisons, d’usines ou d’entreprises ne doivent aucune explication à ceux qui ont choisi d’observer. »
Il rappelle que l’appartenance tribale ne confère aucun droit de propriété sur le Cameroun. « Le Cameroun n’appartient à aucune tribu, à aucune communauté. Il appartient à tous les Camerounais, » déclare-t-il avec force.
Les grandes villes comme Douala et Yaoundé sont le fruit du travail de millions de Camerounais issus de toutes les régions et ethnies. Personne ne peut revendiquer une exclusivité sur la citoyenneté camerounaise.
La réussite économique : un héritage de travail et d’investissement
Nguepi met en lumière la culture d’épargne et d’investissement de certaines communautés, notamment les Bamileke. « Pendant que certains consomment, d’autres investissent. Pendant que certains dépensent, d’autres bâtissent. »
Pour lui, le rêve des jeunes de l’Ouest n’est pas de vivre éternellement de l’héritage familial, mais de construire leur propre maison, créer leur entreprise et offrir un avenir meilleur à leurs enfants. C’est cette dynamique qui fait progresser le pays.
Il souligne que transformer la réussite économique d’une communauté en problème politique est absurde. Les entrepreneurs n’ont de comptes à rendre à personne, si ce n’est à leurs clients et à leur pays.
Le tribalisme : une tactique des régimes en déclin
Selon Nguepi, le tribalisme est une stratégie employée par les dirigeants en difficulté pour détourner l’attention des Camerounais des vrais enjeux : chômage, pauvreté et manque de perspectives. Ces responsables préfèrent opposer les Camerounais plutôt que de proposer des solutions concrètes.
Il dénonce cette logique : « Lorsque l’économie va mal, les marchands de haine ressortent toujours les mêmes recettes : la tribu, l’autochtonie et la division. »
Un appel à l’unité et à l’action collective
Le Cameroun a besoin de bâtisseurs, pas de tribalistes. Il a besoin de citoyens qui investissent, créent des emplois et participent à la richesse nationale.
« Une nation se développe grâce aux entrepreneurs, aux agriculteurs, aux industriels, aux commerçants et aux travailleurs. Elle ne se développe pas grâce aux discours de haine ou aux tentatives de stigmatisation. »
Nguepi conclut par un message d’espoir : « Que chacun construise. Que chacun investisse. Que chacun crée de la richesse. Et le Cameroun avancera. »
Pour lui, l’avenir appartient aux bâtisseurs, tandis que les semeurs de division finiront dans les poubelles de l’histoire.
Alex Nguepi »
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