Bandiagara sous le choc : le Général Wagué apporte un soutien aux victimes du terrorisme au Mali

Une délégation ministérielle dirigée par le Général Ismaël Wagué, ministre d’État en charge de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, s’est rendue à Bandiagara (région du centre du Mali) pour apporter un soutien urgent aux populations frappées par une attaque terroriste. Ce déplacement, organisé lundi 11 mai 2026, intervient cinq jours après le massacre perpétré dans les villages de Kori-Kori et Gomossogou, situés dans le cercle de Bankass.

Une réponse immédiate de l’État malien

Lors d’une cérémonie officielle au gouvernorat régional, la délégation a présenté les condoléances de l’État aux familles endeuillées. Parallèlement, une aide humanitaire d’urgence a été distribuée : 25 tonnes de mil, 25 tonnes de riz ainsi qu’une enveloppe financière de 20 millions de FCFA ont été remis aux victimes pour les soutenir dans cette épreuve.

Des accusations envers le JNIM et des tensions locales

Le ministre Ismaël Wagué a attribué cette attaque aux combattants du JNIM (Jama’at Nusrat al-Islam wal Muslimin), bien que les autorités n’aient pas encore publié de bilan officiel des victimes. Les dozos de Dana Ambassagou, une milice traditionnelle, ont pour leur part évoqué plus de 60 morts, plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels.

Youssouf Toloba, chef de cette milice, a expliqué que les villages ciblés avaient été frappés après avoir refusé de signer des « accords de paix » avec des groupes armés terroristes. De son côté, Noël Tessougué, sous-chef des dozos, a averti que sa milice ne tolérerait plus les villages ayant pactisé avec le JNIM.

Un appel à l’unité et à la résilience

Lors de son discours, le Général Wagué a réaffirmé l’engagement des autorités de transition à protéger les civils et à mettre fin aux violences sur l’ensemble du territoire. Il a conclu son intervention par un appel solennel à l’unité, la solidarité et la cohésion nationale, soulignant que la lutte contre l’insécurité ne pouvait se gagner qu’avec une mobilisation collective.