Bénin et Niger : une nouvelle ère s’ouvre avec la visite de Romuald Wadagni
Bénin et Niger : une nouvelle ère s’ouvre avec la visite de Romuald Wadagni
Moins d’une semaine après son investiture, le président béninois Romuald Wadagni a marqué l’histoire en se rendant à Niamey, une première pour un chef d’État du Bénin depuis le bouleversement politique de 2023 au Niger. Cette visite officielle, suivie d’un déplacement à Ouagadougou, s’inscrit dans une dynamique de réchauffement des relations régionales, notamment avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Un rapprochement historique entre le Bénin et le Niger
Lors de son entretien avec le général Abdourahamane Tiani à Niamey, Romuald Wadagni a posé les bases d’un retour à une coopération bilatérale constructive. La réouverture prochaine de la frontière terrestre, fermée depuis près de trois ans, figure désormais parmi les priorités. Un comité d’experts sera chargé, d’ici quinze jours, de proposer des modalités concrètes pour lever les restrictions et rétablir la libre circulation entre les deux pays.
Sécurité et stabilité au cœur des échanges
Les discussions ont également porté sur les enjeux sécuritaires, alors que les groupes armés menacent la stabilité des zones frontalières. Le Bénin et le Niger ont réaffirmé leur engagement à renforcer leur collaboration pour contrer les menaces terroristes et la criminalité transfrontalière. Ces engagements interviennent après une période de tensions, marquée par des accusations mutuelles de déstabilisation — des allégations démenties par le gouvernement béninois.
Le Burkina Faso dans la dynamique régionale
Après Niamey, Romuald Wadagni s’est rendu à Ouagadougou pour rencontrer le capitaine Ibrahim Traoré. Les deux dirigeants ont souligné leur volonté commune de renforcer les échanges politiques, économiques et sécuritaires. Cette tournée diplomatique illustre la volonté du président béninois de rétablir des relations apaisées avec les pays de l’AES, après des années de tensions diplomatiques.
Un impact économique majeur pour les deux nations
La réouverture de la frontière pourrait relancer les échanges commerciaux, essentiels pour les deux économies. Avant sa fermeture, le port de Cotonou servait de principal point d’entrée pour les marchandises à destination du Niger. Le rétablissement des flux commerciaux permettrait également de préserver les infrastructures partagées, comme l’oléoduc qui facilite l’exportation du pétrole nigérien via le Bénin.