L’absence prolongée du président camerounais à l’étranger soulève des interrogations sur la gestion du pays
Lors de son passage dans l’émission Canal Presse, Benjamin Ngongang a vivement critiqué la pratique récurrente des longs séjours du chef de l’État en Europe, soulignant que cette situation met en lumière un problème de gouvernance majeur au Cameroun.
« Le président de la République n’est pas élu pour gouverner à distance depuis l’étranger. Même les députés de la majorité devraient s’inquiéter de cette absence prolongée, qui frôle désormais les 50 jours », a-t-il déclaré. Depuis son départ le 7 juin, le président est resté hors du pays pendant 49 jours, un record qu’il s’apprête à dépasser.
Ngongang a également souligné l’absurdité de cette situation : « Aucun pays au monde ne tolère qu’un dirigeant s’absente aussi longtemps, que ce soit pour des raisons personnelles ou professionnelles. Le Cameroun innove malheureusement dans ce domaine, car aucun autre État ne cumule des séjours présidentiels aussi longs. »
L’analyste a comparé cette situation avec celle d’autres dirigeants internationaux, comme le président des États-Unis ou celui de l’Assemblée de l’Iran, qui, malgré des crises majeures, ne s’absentent pas aussi longtemps de leur pays.