Congo démocratique : la cour constitutionnelle autorise un troisième mandat pour Félix Tshisekedi
La décision de la Cour constitutionnelle de la RDC a marqué un tournant politique majeur. Les juges ont confirmé, ce 4 décembre 2025, la validité de la loi permettant au président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat.
Une validation légale aux conséquences immédiates
Les neuf magistrats de la plus haute instance judiciaire du pays ont tranché sans ambiguïté. La loi, adoptée en urgence par le Parlement en novembre 2025, est conforme à la Constitution révisée, selon leurs conclusions. Cette décision ouvre officiellement la voie à la candidature du chef de l’État sortant lors du scrutin présidentiel prévu en décembre 2026.
Réactions et tensions autour de cette annonce
Dès l’annonce du verdict, les réactions ont fusé dans la capitale, Kinshasa. Les partisans du président ont salué une victoire de la légalité, tandis que l’opposition dénonce un « coup de force institutionnel ». Les manifestations, bien que limitées pour l’instant, pourraient s’intensifier dans les prochains jours.
Les observateurs politiques soulignent que cette issue place le pays dans une situation inédite. Le président Tshisekedi, au pouvoir depuis 2019, avait déjà modifié la Constitution en 2023 pour supprimer la limite des deux mandats. Cette nouvelle manœuvre juridique renforce son emprise sur le pouvoir, mais risque d’attiser les tensions avec les forces vives de la nation.
Quelles perspectives pour la RDC après cette décision ?
Le calendrier électoral s’accélère désormais. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) devra adapter ses préparatifs pour intégrer cette nouvelle donne. Les candidats de l’opposition, dont certains avaient déjà annoncé leur intention de se présenter, devront revoir leur stratégie face à cette réalité politique.
Les partenaires internationaux de la RDC suivront de près l’évolution de la situation. Plusieurs capitales occidentales avaient déjà exprimé leurs réserves quant à ces modifications constitutionnelles. La crédibilité des prochaines élections sera scrutée à l’aune de cette décision judiciaire.
Une chose est sûre : la RDC entre dans une phase de turbulence politique. Les prochains mois s’annoncent décisifs pour l’avenir du pays et la stabilité de la région.