Coopération japonaise au Cameroun : 646 millions de dollars injectés depuis 2006

Depuis son installation en 2006, l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) a significativement marqué l’économie camerounaise en injectant plus de 646 millions de dollars. Cette annonce a été faite lors d’un échange à Yaoundé entre le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, et le vice-président de la JICA, Ando Naoki. Cette rencontre marquait les vingt ans de présence de la JICA et du Programme des volontaires japonais pour la coopération à l’étranger (JOCV) au Cameroun.

Une aide publique au développement diversifiée et structurante

Les 646 millions de dollars ne se limitent pas à des prêts. Ils englobent également des dons et des prêts concessionnels, tous dédiés au développement du Cameroun. Les dons financent principalement des infrastructures sociales essentielles comme des écoles, des centres de santé et des équipements collectifs. Quant aux prêts concessionnels, ils se distinguent par des taux d’intérêt réduits, des échéances prolongées et des périodes de grâce avantageuses.

Des réalisations concrètes dans les infrastructures et l’agriculture

Les investissements japonais ont permis de concrétiser plusieurs projets majeurs. Plus de 120 établissements scolaires et 1 500 salles de classe ont été construits grâce aux dons. Les prêts concessionnels ont notamment financé la route Mintom-Lele, en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD), un axe stratégique reliant Yaoundé à Brazzaville. Par ailleurs, la coopération technique a permis de former près de 36 000 riziculteurs pour améliorer la sécurité alimentaire et accompagner environ 1 500 entreprises via la méthode Kaizen, tout en renforçant les compétences de milliers de Camerounais dans divers secteurs.

Une coopération en phase avec les ambitions nationales

Les discussions entre les autorités camerounaises et la JICA ont également porté sur l’avenir de cette collaboration. Les priorités identifiées incluent l’agriculture, la pêche, l’éducation, les infrastructures, l’environnement, le développement des ressources humaines et la compétitivité des entreprises. Ces axes s’alignent parfaitement avec la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), reflétant une vision commune de croissance durable.

Un engagement élargi aux enjeux climatiques

Dès mai 2026, la JICA a lancé un nouveau projet de coopération technique axé sur la restauration des paysages de savane et de forêt grâce à l’agroforesterie. Cette initiative souligne l’évolution de la coopération japonaise vers des solutions durables, intégrant la résilience climatique et la gestion des ressources naturelles, tout en conservant son soutien historique aux infrastructures et au renforcement des capacités.