Coopération Washington avec l’Alliance des États du Sahel en 2026
Washington maintient sa collaboration sécuritaire avec l’Alliance des États du Sahel
Les États-Unis poursuivent leur partenariat stratégique en matière de sécurité avec les autorités militaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger, malgré les tensions récentes qui ont marqué leurs relations. Cette annonce a été confirmée par le général John Brennan, adjoint du commandant de l’Africom.
Une coopération militaire toujours active malgré les défis
Selon le général Brennan, les échanges entre Washington et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) restent opérationnels, bien que la dynamique ait évolué. « Nous continuons à collaborer, y compris en partageant des informations pour neutraliser des cibles terroristes majeures. Cependant, la situation a radicalement changé par rapport à il y a deux ou trois ans », a-t-il déclaré.
Il a également souligné les tentatives de désinformation ciblant ces régimes, attribuées à des acteurs concurrents. « D’autres forces cherchent à semer la méfiance en distordant nos intentions. Nous œuvrons pour clarifier notre position et gagner leur confiance », a-t-il ajouté.
Des intérêts stratégiques au-delà de la lutte antiterroriste
Abdoulmoumouni Abbas, expert en radicalisation et extrémisme violent au Sahel et au Lac Tchad, explique que l’engagement américain dépasse le cadre sécuritaire. « Les États-Unis ont des enjeux multiples dans la région : trafic de stupéfiants, criminalité transfrontalière, immigration clandestine… Ces menaces, notamment la criminalité organisée, se renforcent et justifient leur présence », précise-t-il.
Parallèlement, l’armée américaine intensifie ses livraisons d’équipements et ses échanges de renseignement avec le Nigeria, dans le but de traquer les groupes djihadistes affiliés à l’État islamique.
Un message de stabilité régionale
Le responsable de l’Africom a tenu à rassurer sur la persistance des bases américaines au Niger, malgré les décisions locales visant à expulser les troupes étrangères. « Notre objectif n’est pas de remplacer nos implantations, mais de maintenir un dialogue constructif », a-t-il affirmé, un discours destiné à apaiser les inquiétudes des populations locales.
Cette posture, qualifiée de pragmatique par les analystes, interroge néanmoins sur la cohérence de la politique américaine face aux régimes issus de coups d’État, tout en restant centrée sur la stabilisation de la région.