Côte d’Ivoire : investir dans l’élevage et la pêche pour booster l’autosuffisance alimentaire

Face à un déficit croissant en viandes et abats importés, coûtant plus de 782 milliards de francs CFA en 2024, la Côte d’Ivoire accélère sa stratégie pour développer son secteur animal et halieutique. Le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) a placé l’investissement au cœur de sa feuille de route, comme en témoigne l’atelier de planification stratégique 2027-2029 organisé à Jacqueville.
Lors de ce séminaire, Bouadi Beda Paul, directeur des affaires financières du MIRAH, a insisté sur l’urgence d’une gestion budgétaire centrée sur les résultats. L’objectif ? Transformer les dépenses publiques en leviers concrets pour répondre aux enjeux du secteur. « L’élaboration du Document de programmation pluriannuelle des dépenses (DPPD-PAP) n’est plus une simple formalité, mais une nécessité absolue pour garantir l’efficacité des fonds alloués », a-t-il affirmé.
La Politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (PONADEPA) 2026-2030 s’articule autour de deux piliers : renforcer l’autosuffisance alimentaire et attirer les capitaux privés. Ce cadre stratégique vise à moderniser les filières et à créer des emplois durables, notamment pour les jeunes entrepreneurs.
Pendant trois jours, les cadres du ministère ont travaillé à identifier les priorités sectorielles pour les années à venir. Le fruit de leurs réflexions débouchera sur un document clé, définissant des objectifs clairs, des actions prioritaires et des indicateurs de performance pour mesurer l’impact des investissements publics.
Le directeur a également lancé un appel aux jeunes Ivoiriens : « Les métiers de l’élevage, de la pisciculture et de l’aquaculture regorgent d’opportunités. C’est le moment de s’y engager pour contribuer à l’essor de notre économie et à la sécurité alimentaire de notre pays. »