Côte d’Ivoire : le PDCI-RDA exige un dialogue politique pour résoudre les crises nationales

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), premier parti d’opposition du pays, réaffirme sa volonté d’engager un dialogue constructif avec le gouvernement d’Alassane Ouattara. L’objectif ? Trouver des solutions aux défis majeurs qui entravent le développement de la nation, notamment la mise en place d’une commission électorale indépendante et la résolution de la situation de Cheick Tidjane Thiam, figure centrale du parti.

Un appel renouvelé à la concertation nationale

Lors d’une conférence de presse organisée ce mercredi au siège du PDCI-RDA à Cocody, dans l’Est d’Abidjan, le député Bredoumy Soumaïla Kouassi Traoré, porte-parole du parti, a martelé l’urgence d’un dialogue inclusif avec l’exécutif. « Nous sollicitons une plateforme de discussion avec le pouvoir pour traiter les problèmes qui fragilisent la Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré devant les journalistes.

Le parti insiste particulièrement sur la nécessité de créer une institution électorale crédible et autonome, capable de garantir des scrutins transparents. « Le PDCI-RDA est prêt à participer à tout processus menant à un organe électoral véritablement indépendant. Nous exigeons que cette future entité bénéficie d’une autonomie totale », a-t-il précisé, soulignant la vigilance de son mouvement sur ce dossier.

Interrogé sur les tensions internes au sein du PDCI-RDA, où certains membres prônent un rapprochement avec la majorité présidentielle, Bredoumy a rappelé que ces voix ne reflètent pas la ligne officielle du parti, définie par Cheick Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA. « Ces positions individuelles ne représentent pas la position du parti, qui reste attachée au dialogue », a-t-il indiqué. Avant d’ajouter : « Rien n’est exclu, car le PDCI est un parti de compromis ».

Café-cacao, PND 2026-2030 : les critiques du PDCI-RDA

Le porte-parole du parti a également pointé du doigt les défis structurels qui pèsent sur l’économie ivoirienne. Il a évoqué la crise persistante dans la filière café-cacao, pilier de l’économie nationale, ainsi que les lacunes du Plan national de développement (PND) 2026-2030. « Certains aspects de ce plan nous semblent irréalistes », a-t-il commenté, sans pour autant entrer dans le détail.

Par ailleurs, Bredoumy a abordé la question des courants internes au PDCI-RDA, comme le mouvement Héritiers pour la démocratie et la légalité (HDL), dirigé par Valérie Yapo. « Les statuts du parti n’autorisent pas la création de factions », a-t-il rappelé, mettant en garde contre toute division interne.

Le retour de Tidjane Thiam : une condition sine qua non

La situation de Cheick Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA en exil depuis plusieurs mois, a été au cœur des échanges. Le porte-parole a souligné que son retour nécessite des garanties de la part des autorités. « Quand on attaque Tidjane Thiam, c’est tout le PDCI-RDA qui est visé », a-t-il affirmé, rappelant son rôle de vice-président de l’Assemblée nationale ivoirienne.

En conclusion, Bredoumy Soumaïla Kouassi Traoré a réaffirmé l’ambition du PDCI-RDA : « Notre objectif est clair : reprendre les rênes du pays ». Une déclaration qui résume l’état d’esprit du parti, déterminé à jouer un rôle clé dans la gouvernance future de la Côte d’Ivoire.