Côte d’Ivoire : le SNAT 2045 validé pour un aménagement territorial équilibré
Un atelier national historique pour le Schéma National d’Aménagement du Territoire
Le Ministre du Plan et du Développement, Dr. Souleymane DIARRASSOUBA, a dirigé ce jeudi à Abidjan un atelier majeur : la validation de l’étude du Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT CI-2045). Cette rencontre a rassemblé les acteurs clés de la Nation : représentants des Institutions de la République, préfets, collectivités locales, partenaires techniques et financiers, administrations publiques, secteur privé, société civile, experts universitaires et professionnels des médias.
Cette validation marque un tournant pour la Côte d’Ivoire, qui s’apprête à adopter son premier référentiel national de planification territoriale. Le SNAT CI-2045 offrira à l’État un cadre stratégique pour orienter les investissements publics et privés, optimiser l’efficacité des politiques publiques et promouvoir un développement plus harmonieux des régions.
Un engagement présidentiel pour un développement territorial durable
Sous l’impulsion du Président Alassane Ouattara, le Gouvernement ivoirien renforce son système de planification stratégique. Ce projet s’inscrit dans une vision à long terme, visant à accompagner les mutations économiques, sociales et environnementales du pays. L’aménagement du territoire en constitue le pilier central, garantissant une répartition plus juste des ressources, une valorisation optimale des atouts régionaux et une cohérence renforcée des politiques de développement.
Le SNAT CI-2045 se positionne comme le socle de l’organisation spatiale du développement national. Il détermine les zones d’investissement prioritaires pour le public comme pour le privé, tout en harmonisant les interventions de l’État, des collectivités et des acteurs locaux. Chaque territoire se voit attribuer des missions spécifiques pour maximiser son potentiel.
Un cadre stratégique aligné sur les ambitions nationales
Comme l’a souligné Dr. Souleymane DIARRASSOUBA : « Le Plan National de Développement 2026-2030 fixe les priorités à moyen terme pour le développement national. Le SNAT CI-2045 en assure la déclinaison territoriale, dans une perspective à long terme, et servira de base aux futurs Plans Nationaux de Développement. Ces deux documents garantissent une action publique cohérente sur l’ensemble du territoire. Notre mission, en tant que ministère en charge de l’Aménagement du territoire et du Développement régional et local, est de donner à chaque région sa juste place dans le développement national. »
Des orientations fondées sur une approche participative et scientifique
Les propositions soumises à validation sont le fruit d’une démarche collaborative, alliant rigueur scientifique et consultation multi-échelles. Elles s’appuient sur une analyse approfondie du territoire ivoirien et répondent aux enjeux majeurs : réduire les inégalités entre régions, maîtriser l’expansion urbaine, booster la compétitivité des zones, améliorer la gouvernance locale, préserver les écosystèmes et renforcer l’intégration régionale.
Cinq axes stratégiques pour une Côte d’Ivoire résiliente et prospère
Le SNAT CI-2045 porte une vision ambitieuse : des territoires ivoiriens dynamiques, compétitifs et inclusifs. Pour y parvenir, cinq orientations clés guident le projet :
- Un développement territorial équilibré pour corriger les déséquilibres régionaux
- Une organisation optimisée des réseaux urbains et ruraux pour une meilleure connectivité
- Un renforcement de la gouvernance territoriale pour une administration plus efficace
- Une économie performante, résiliente et inclusive, moteur de croissance
- Une accélération de la transition climatique pour un avenir durable
Vers l’adoption d’une loi historique pour la planification territoriale
À l’issue de l’atelier, le projet de Schéma sera soumis au Gouvernement, puis au Parlement pour adoption de la loi relative au Schéma National d’Aménagement du Territoire. La Côte d’Ivoire disposera ainsi de son premier référentiel national de planification territoriale. Ce cadre guidera les décisions de l’État, orientant les investissements vers les zones où leur impact sera maximal, et favorisant ainsi un développement plus équilibré à l’échelle nationale.