Coupe du monde 2026 : l’Allemagne humiliée par le Paraguay aux tirs au but
La Mannschaft a vécu l’un des plus grands traumatismes de son histoire lundi à Boston. Opposée au Paraguay en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, l’Allemagne a été sortie aux tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b.). Un échec retentissant pour une sélection qui figurait parmi les favorites.
Pour la troisième fois consécutive — après 2018 et 2022 — l’Allemagne ne parvient pas à se hisser parmi les seize meilleures équipes du tournoi. Pire, elle a perdu pour la première fois de son histoire une séance de tirs au but en Coupe du monde, elle qui en faisait autrefois sa force.
« C’est l’un des pires jours pour le football allemand », a confié un journaliste local en zone mixte, tandis que les supporteurs paraguayens célébraient. Le capitaine Joshua Kimmich, la mâchoire serrée, a tenté d’expliquer l’inexplicable : « Quand j’étais enfant, je regardais l’équipe nationale, qui était présente en demi-finale, en finale de Coupe du monde. Il y a toujours eu de grands succès. On n’a pas réussi. »
Des choix tactiques contestés
Le sélectionneur Julian Nagelsmann est au cœur des critiques. Ses décisions, comme titulariser un Joshua Kimmich dans un rôle hybride flou ou faire entrer Goretzka à la mi-temps, ont déstabilisé l’équipe. Leroy Sané, livré à lui-même sur l’aile droite, n’a reçu aucun soutien. Face au bloc paraguayen bien organisé, les Allemands ont manqué d’occasions franches. Le gardien Orlando Gill n’a pas eu beaucoup de travail.

Nagelsmann est également critiqué pour avoir emmené Manuel Neuer aux États-Unis, malgré ses 40 ans et une saison difficile. « Neuer était aussi de l’échec en 2018 et 2022 », souligne un observateur. « C’est une grosse erreur de l’avoir pris. » Le gardien a pourtant réalisé un bon match, avec un arrêt décisif lors de la séance de tirs au but, mais cela n’a pas suffi.
L’avenir de Nagelsmann en question
Après la défaite, le sélectionneur a été interrogé sur son avenir. « Je ne suis pas du genre à fuir. Si la Fédération veut que je continue, je continuerai. Sinon, elle peut me le dire. Il y a probablement beaucoup de monde qui aimerait que je ne continue pas », a-t-il répondu, non sans s’être pris la tête avec une journaliste allemande après le match.
Son capitaine Kimmich a tenu à le défendre : « Ce n’était pas l’entraîneur, ce n’était pas les médias, ce n’était pas l’arbitre, ce n’était pas l’adversaire. C’était nous, les joueurs. » Une sortie qui n’efface pas l’humiliation. La France et la Suède, prochains adversaires des Bleus, peuvent sourire.