Dialogue urgent entre Sonko et Faye pour éviter une crise au Sénégal

Ousmane Sonko tend la main au président Bassirou Diomaye Faye : un appel au dialogue pour éviter une crise

À peine quelques jours après la formation du nouveau gouvernement dirigé par Bassirou Diomaye Faye, l’ancien Premier ministre et actuel président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a choisi de tendre une main tendue au chef de l’État. Lors d’une allocution publique à Dakar, il a insisté sur la nécessité d’un dialogue politique constructif pour préserver la stabilité du pays et éviter de replonger dans les violences qui ont marqué le Sénégal entre 2021 et 2024.

Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye lors d’un échange public au Sénégal

Un gouvernement sans légitimité politique selon Sonko

Dans une critique acerbe, Ousmane Sonko a qualifié le gouvernement formé par Bassirou Diomaye Faye de « sans assise politique structurée ». Lors d’une conférence de presse, il a martelé : « Un pays, c’est sérieux, un gouvernement, c’est sérieux. » Il a souligné que cette équipe exécutive manque de légitimité politique, malgré la nomination récente de ses membres. Pour lui, le président doit tenir compte du rapport de forces institutionnel, d’autant que le Pastef, son parti, détient une majorité écrasante à l’Assemblée nationale avec 130 députés sur 165.

Le Pastef ne censurera pas le gouvernement malgré les critiques

Malgré des divergences profondes avec le président Faye, Ousmane Sonko a rassuré : le Pastef ne cherchera pas à faire tomber l’exécutif. « En 72 heures, si Pastef le voulait, ce gouvernement pourrait tomber. Mais nous ne le censurerons pas. Nous allons l’accompagner », a-t-il déclaré. Son objectif ? Préserver la stabilité politique du pays et rassurer les investisseurs, alors que le Sénégal fait face à une période d’incertitude.

Un appel à la modération pour éviter les violences

Face aux tensions entre les deux anciens alliés, Ousmane Sonko a lancé un appel solennel à un « dialogue politique intelligent ». Il a mis en garde contre le risque de replonger dans les violences politiques qui ont agité le pays ces dernières années. « Pour faire la paix, il faut être deux », a-t-il souligné, tout en dénonçant les « provocations » visant ses partisans. Il a également appelé la jeunesse sénégalaise au calme, insistant sur l’importance de la responsabilité collective pour préserver la paix.