Diplomatie : Romuald Wadagni au Mali pour raviver les liens avec l’AES

Les signes de rapprochement se multiplient entre le Bénin et les nations de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le mardi 9 juin, le président béninois Romuald Wadagni était à Bamako pour s’entretenir avec Assimi Goïta, chef de l’État malien, dans le cadre d’une tournée régionale lancée peu après sa prise de fonctions.
Après le Niger et le Burkina Faso, cette halte à Bamako illustre la détermination du dirigeant béninois à rétablir les échanges avec les juntes militaires sahéliennes.
Un « nouvel élan » dans les relations bilatérales
Au terme de l’entretien, les deux hommes ont diffusé un communiqué commun où ils expriment leur souhait d’insuffler une « dynamique renouvelée » aux liens entre Bamako et Cotonou.
Les échanges ont notamment porté sur le développement des partenariats économiques, commerciaux et culturels.
Le président béninois a par ailleurs convié son homologue malien à une visite officielle à Cotonou, geste qui confirme l’apaisement des relations entre les deux États.
Un apaisement notable dans l’espace sahélien
Les rapports entre le Bénin et les membres de l’AES étaient marqués par de vives tensions, en particulier avec le Niger après le putsch de 2023.
Depuis son investiture le 24 mai, Romuald Wadagni a lancé plusieurs démarches diplomatiques afin de renouer le fil du dialogue avec les capitales sahéliennes.
Un enjeu clé pour la sous-région ouest-africaine
Cette tournée s’inscrit dans un climat régional de fractures profondes entre la CEDEAO et les États de l’AES.
Bamako, Ouagadougou et Niamey ont en effet claqué la porte de l’organisation pour former leur propre confédération, jugeant que la CEDEAO ne répondait plus à leurs exigences de souveraineté et de sécurité.
Le voyage de Romuald Wadagni s’impose donc comme l’une des premières initiatives diplomatiques majeures de son quinquennat, susceptible d’atténuer les crispations dans l’espace ouest-africain.