Gabon : cinq mois sans réseaux sociaux, une économie étouffée et des libertés en question
Un climat de crainte s’installe
Dans les cercles diplomatiques comme dans l’hémicycle parlementaire, des voix s’élèvent pour dénoncer les risques encourus par les libertés publiques. Des députés, à l’instar de Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, ont critiqué ouvertement cette suspension. Dans l’espace public, nombreux sont ceux qui évitent désormais de s’exprimer sur des sujets sensibles, par peur de représailles. Ce climat de retenue, voire de peur, interroge : une démocratie se mesure à sa capacité à garantir des règles claires et des libertés protégées, et non à étouffer l’espace numérique sous prétexte de régulation.