Gce 2026 : les épreuves écrites reportées après une fuite massive
Gce 2026 : les épreuves écrites reportées après une fuite massive
Une enquête a été ouverte pour identifier les responsables de cette fuite. Le ministère appelle l’ensemble des 208 761 candidats à rester sereins.
Nalova Lyonga, ministre des Enseignements secondaires, a officialisé le samedi 6 juin 2026 le report des épreuves écrites du GCE 2026. La décision fait suite à la diffusion massive de sujets confidentiels sur Internet. Toutes les épreuves écrites restantes du General Certificate of Education, initialement programmées du 8 au 18 juin, sont donc repoussées.
De nouvelles dates ont été fixées : du lundi 22 juin au jeudi 2 juillet 2026. Les examens de l’enseignement technique et professionnel ne sont pas concernés et se déroulent normalement. Une procédure judiciaire est en cours, et les preuves numériques ont été transmises aux autorités compétentes pour retrouver l’origine de cette brèche de sécurité.
Un document falsifié circule
Le ministère invite les 208 761 candidats à conserver leur calme et à utiliser ces deux semaines supplémentaires pour approfondir leurs révisions. Dimanche, un document prétendument officiel annonçant un revirement de la ministre quant à la reprogrammation a circulé sur les réseaux sociaux. Après vérification, ce document s’est avéré être un faux, et la décision de report du 22 juin au 2 juillet reste inchangée. Il est néanmoins conseillé à chaque candidat de se rendre ce lundi dans son centre d’examen.
Mesures de sécurité renforcées
Au Cameroun, la fuite d’épreuves d’examens officiels via les réseaux sociaux, communément appelée « l’eau », est un phénomène récurrent qui compromet l’intégrité de diplômes comme le Baccalauréat et le GCE. WhatsApp et Telegram sont les principaux canaux de propagation, où les sujets confidentiels apparaissent sous forme de photos, parfois accompagnés de corrigés, souvent partagés tôt le matin avant le début des épreuves. Ces fuites obligent régulièrement le MINESEC à reprogrammer ou reporter certaines épreuves pour garantir l’équité.
Les enquêtes révèlent des failles dans la chaîne logistique, de la sélection des sujets à leur distribution, impliquant parfois des enseignants ou du personnel administratif. Pour contrer ces fraudes, les ministères concernés ont renforcé la sécurité avec l’introduction de QR codes et la numérisation des processus.