Kidal, le nouveau champ de bataille entre Gamou et Alghabass
El Hadj Ag Gamou (gauche) et Alghabass Ag Intallah devant des combattants du FLA sur le rond-point de Kidal, le 4 mai 2026.

La rivalité entre El Hadj Ag Gamou et Alghabass Ag Intallah atteint son paroxysme dans le nord du Mali. Ces deux figures touarègues se disputent désormais le contrôle de Kidal, ville stratégique et symbole historique de la rébellion dans la région.

Le 4 mai 2026, les deux hommes se sont retrouvés face à leurs partisans respectifs sur le rond-point principal de la cité. Cette image capture l’intensité de l’affrontement politique et militaire qui déchire la communauté touarègue.

Une guerre d’influence au sein des factions touarègues

L’enjeu dépasse le simple leadership local. Kidal représente un bastion incontournable pour quiconque aspire à diriger les combattants touaregs. Gamou, fort de ses alliances avec certains groupes armés, tente d’imposer son autorité face à Alghabass, qui bénéficie du soutien d’autres milices.

Les divisions internes affaiblissent la cause commune et ouvrent la voie à des influences extérieures. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) comme les forces de l’Africa Corps observent avec attention ces déchirures, susceptibles de remodeler l’équilibre sécuritaire au Sahel.

Alors que les combats s’intensifient autour de Kidal, la population civile redoute une escalade qui pourrait plonger la région dans un nouveau cycle de violences. Les tentatives de médiation peinent à rapprocher les deux camps, chacun campant sur ses positions.