Quatre engagements concrets pour une Afrique numérique
Christian Katende, président de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications (ARPTC), a détaillé les quatre piliers de cette candidature. D’abord, renforcer la voix de l’Afrique au sein de l’UIT, en portant les préoccupations des pays en développement. Ensuite, promouvoir les investissements dans les réseaux, les satellites et les centres de données, essentiels pour réduire la fracture numérique. Troisièmement, soutenir une gouvernance numérique équilibrée, alliant innovation, sécurité et souveraineté technologique. Enfin, développer les capacités des régulateurs africains grâce au partage de connaissances et à l’innovation.
« Cette candidature n’est pas seulement celle de la RDC. C’est un choix pour une Afrique qui ne subit plus les transformations numériques, mais qui les construit. Une Afrique qui innove, forme ses talents et crée ses propres solutions », a-t-il plaidé, avant d’ajouter : « En soutenant la RDC, vous soutenez une Afrique résiliente, capable de rivaliser sur la scène mondiale grâce à ses ressources stratégiques, comme ses minerais critiques indispensables aux semi-conducteurs et à l’intelligence artificielle. »
La diplomatie congolaise en première ligne
Noëlla Ayeganagato, vice-ministre des Affaires étrangères, a réaffirmé l’engagement sans faille de la diplomatie congolaise. « L’UIT est un partenaire incontournable pour atteindre les objectifs de développement durable. Nous comptons sur chaque État présent ici pour porter ce message avec force et mobiliser leurs réseaux diplomatiques », a-t-elle déclaré. Elle a insisté sur l’importance des soutiens bilatéraux et multilatéraux pour assurer le succès de cette candidature.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large : faire de la RDC un hub numérique régional, capable de fédérer les efforts africains en matière de connectivité et d’innovation technologique. Une ambition qui dépasse les frontières nationales pour s’inscrire dans une vision panafricaine.