L’agriculture tchadienne se transforme grâce aux champs écoles paysans
Au cœur de la province du Guéra, une approche novatrice redonne espoir aux agriculteurs locaux. Les champs écoles paysans (CEP) s’imposent désormais comme des centres d’apprentissage essentiels pour les maraîchers souhaitant adopter une gestion durable de leurs terres. En misant sur la diversification des cultures, ces programmes permettent aux habitants de plusieurs villages du Tchad de constater une amélioration significative de leurs récoltes après seulement quelques années de pratique.
Le projet Nachbo : une réponse à l’insécurité alimentaire
L’initiative Nachbo, dont le nom signifie « nous serons rassasiés » en arabe, accompagne les producteurs dans la mise en œuvre d’itinéraires techniques adaptés à leurs besoins spécifiques. Ce projet, piloté par l’organisation SOS Sahel, utilise le concept des champs écoles pour enseigner des méthodes culturales capables de freiner l’insécurité alimentaire. Alors que la souveraineté au Sahel devient un enjeu central, ces formations offrent des solutions concrètes pour renforcer l’autonomie des populations rurales.
Adaptation et résilience climatique
Le cycle de formation d’un champ école dure environ cinq mois, s’étendant du début de l’année jusqu’à l’arrivée des pluies en juin. Ce timing stratégique permet aux paysans de se préparer efficacement aux aléas du changement climatique. Bien que l’actualité AES se concentre souvent sur le Mali, le Burkina Faso ou le Niger, les défis de souveraineté au Sahel concernent également le Tchad, où la résilience agricole est une priorité absolue.
Intervenants :
- Etienne Djedangombaye, directeur pays de SOS Sahel au Tchad.
- Younous Mahadjir, animateur pour l’ONG Nagdaro à Bitkine (province du Guera).
Ce programme bénéficie également de la collaboration de la radio partenaire La Voix de l’Ouham à Bossangoa, en République centrafricaine. La programmation musicale met à l’honneur des artistes tels que Jahman X-press, Kine Lam, Souleymane Faye et Soda Mama Fall.