Le Bénin lance son premier plan national pour une gouvernance transparente
le Bénin lance son premier plan national pour une gouvernance transparente
Depuis son adhésion au Partenariat pour un gouvernement ouvert, le Bénin franchit une nouvelle étape avec l’organisation d’un atelier dédié à la préparation de son premier Plan d’action national. Cette rencontre de cinq jours, tenue à Cotonou fin juillet, a réuni l’ensemble des acteurs clés pour poser les bases d’une administration plus transparente et inclusive.
Une dynamique collective pour renforcer la transparence
Administrations publiques, Institutions de la République, société civile, secteur privé, partenaires techniques et financiers ainsi que médias : tous ont participé à cet atelier visant à ancrer les principes du gouvernement ouvert au cœur des pratiques béninoises. L’enjeu ? Transformer des décennies de réformes en engagements concrets, mesurables et pérennes.
Victorin Honvoh, directeur de cabinet du ministère du Budget et de la Fonction publique, a ouvert les débats en rappelant que l’adhésion au Partenariat pour un gouvernement ouvert s’inscrit dans la continuité des efforts déjà engagés par le gouvernement. Parmi les priorités évoquées : la transparence budgétaire, la lutte contre la corruption, l’accès à l’information pour tous et une participation citoyenne renforcée.
Il a insisté sur la nécessité d’un dialogue permanent entre les institutions et les acteurs non étatiques, soulignant que « la réussite de ce processus repose sur une co-construction où chaque voix compte ». Les participants ont été invités à proposer des pistes d’action concrètes pour traduire ces principes en réalité.
Des consultations citoyennes pour un plan ancré dans les réalités locales
Mireille Hortense Codjovi, directrice du Pôle Budget ouvert et point focal national du Partenariat pour un gouvernement ouvert, a présenté l’atelier comme une étape charnière avant le lancement de consultations dans les douze départements du Bénin. L’objectif : recueillir les attentes des populations pour les intégrer au futur plan d’action.
« Ces échanges permettront de prioriser les besoins et d’enrichir le projet de Plan d’action national avec des engagements adaptés aux réalités du terrain », a-t-elle précisé. Les contributions issues de ces consultations seront analysées, hiérarchisées puis intégrées au document final.
Un écosystème d’acteurs mobilisés pour le succès du projet
Le processus bénéficie du soutien de plusieurs partenaires internationaux, dont le programme PAGOF2 d’Expertise France, la GIZ, la Coopération suisse, l’UNICEF et l’Union européenne. Leur expertise technique et financière contribue à structurer une démarche ambitieuse et inclusive.
Les piliers du gouvernement ouvert : participation, transparence et redevabilité
Jean-Pierre Degue, vice-président du Comité technique du Partenariat pour un gouvernement ouvert, a rappelé que ce partenariat repose sur trois piliers fondamentaux : la participation citoyenne, la transparence des actions publiques et la redevabilité des institutions. « Le Bénin dispose déjà de solides acquis en matière de transparence budgétaire, mais l’enjeu est désormais de les ancrer dans des engagements concrets et vérifiables », a-t-il expliqué.
Gustavo Pérez Ara, expert international, a détaillé les standards internationaux du partenariat et mis en avant le rôle central du dialogue entre administration et société civile. « Ce dialogue existant est un atout majeur pour la suite du processus », a-t-il souligné.
Une feuille de route en trois temps
Sous la présidence de Chabi Kassim Taba, conseiller à la Cour des comptes, les participants ont travaillé sur les modalités d’intégration des principes du gouvernement ouvert dans les pratiques institutionnelles. Les recommandations issues de ces travaux, couplées aux résultats des consultations départementales, serviront de socle à la rédaction du premier Plan d’action national du Bénin dans le cadre du Partenariat pour un gouvernement ouvert.
Ce plan, attendu d’ici la fin de l’année, marquera une avancée majeure vers une gouvernance plus ouverte, responsable et au service des citoyens.