Loi anti-homosexualité au Sénégal : sonko promet une application stricte
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loi anti-homosexualité au Sénégal : sonko promet une application stricte

Le Premier ministre sénégalais a confirmé que la législation renforçant les sanctions contre les actes contre nature sera pleinement mise en œuvre. Voici les détails de cette annonce historique.

Alexandre L.
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Le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé, lors d’une séance parlementaire, que la nouvelle loi renforçant les sanctions contre l’homosexualité sera appliquée sans exception.

Cette déclaration, faite devant les députés, intervient après des critiques internationales ciblant le Sénégal pour son durcissement législatif. Le chef du gouvernement a rappelé que le pays reste attaché à ses valeurs et à sa souveraineté.

« Le peuple sénégalais est souverain. Dans sa grande majorité, il ne veut pas de certaines pratiques au Sénégal », a-t-il déclaré avec fermeté.

Refus catégorique des pressions étrangères

Face aux critiques, notamment celles de figures africaines comme Me Alice Nkom, Ousmane Sonko a dénoncé une tentative d’imposition de l’homosexualité par l’Occident.

« Il y a une sorte de tyrannie. Nous sommes huit milliards d’êtres humains dans le monde, mais il y a un petit noyau qui s’appelle l’Occident, au sein duquel le débat n’est pas tranché, mais parce qu’il a des moyens et maîtrise les médias, veut imposer l’homosexualité au reste du monde. Au nom de quoi ? », s’est-il interrogé avant d’ajouter : « Aucun moratoire ne sera envisagé. Cette loi sera appliquée. »

Le texte, adopté par l’Assemblée nationale le 27 mars 2026, modifie l’article 319 du code pénal sénégalais. Il durcit les peines pour les « actes contre nature » et élargit la définition de ces infractions.

Selon la nouvelle législation, « constitue un acte contre nature tout acte sexuel ou à caractère sexuel entre deux personnes de même sexe ». Sont également concernés les actes impliquant des cadavres ou des animaux.

Les sanctions prévues vont de 5 à 10 ans d’emprisonnement, assorties d’une amende comprise entre 2 000 000 et 10 000 000 de francs CFA. Ces peines s’ajoutent à celles déjà existantes en cas de viol ou de pédophilie.

Ousmane Sonko

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