Mali : la junte militaire offre des primes pour la capture de chefs jihadistes

Un chef jihadiste parmi les hommes les plus traqués du Sahel

Issu du mouvement touareg et ancien représentant diplomatique, Iyad Ag Ghaly dirige depuis 2017 le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), une organisation classée comme terroriste par plusieurs pays et institutions internationales.

Sous le coup de sanctions onusiennes, inscrit sur les registres américains des « terroristes » et visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour des crimes de guerre et contre l’humanité, il représente une cible prioritaire pour les autorités maliennes.

Depuis 2012, le Mali est enlisé dans une crise sécuritaire complexe, où s’entremêlent les actions du JNIM, de l’État islamique et de groupes criminels locaux.

Attaques sans précédent : le JNIM et le FLA frappent le pouvoir à Bamako

Les 25 et 26 avril, des assauts d’une rare intensité ont été lancés par des combattants du JNIM, alliés à la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA), majoritairement touarègue. Ces attaques, coordonnées et d’une ampleur inédite, ont ciblé des infrastructures stratégiques tenues par la junte militaire à Bamako.

Parmi les victimes, Sadio Camara, 47 ans, ministre de la Défense et figure majeure du régime, a péri dans un attentat-suicide. Son décès marque un tournant dans l’instabilité politique et sécuritaire du pays.

Des primes pour traquer les responsables des violences

Dans un communiqué diffusé à la télévision d’État, le gouvernement malien a annoncé des récompenses financières pour la capture ou l’élimination de sept hauts responsables, dont deux chefs du JNIM et deux leaders du FLA.

Parmi les cibles, Amadou Kouffa, cadre du JNIM, est recherché pour une prime de 2,2 millions d’euros. Les autorités proposent également des récompenses pour Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif, deux responsables du FLA.

Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a précisé que ces primes récompenseront toute information exploitable permettant l’arrestation ou la neutralisation des individus visés. Ces derniers sont accusés d’avoir planifié et exécuté des actes terroristes menaçant la stabilité du Mali.