Mali : le déclin des opérations russes après l’arrivée d’Africa corps

Une transition militaire sous haute tension

Depuis le remplacement des mercenaires de Wagner par l’Africa Corps en juin 2025, les opérations militaires russes au Mali connaissent un net ralentissement. Les unités déployées dans la région de Koulikoro, près de Bamako, voient leurs activités se réduire, tandis que les groupes jihadistes renforcent leur emprise sur le territoire.

Des résultats en deçà des attentes

L’arrivée d’Africa Corps, directement rattachée au ministère russe de la Défense, devait marquer un tournant dans la stratégie moscovite en Afrique. Pourtant, les actions militaires menées depuis le départ de Wagner peinent à atteindre leurs objectifs. La menace terroriste, notamment celle du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), continue de s’étendre, malgré la présence russe.

Une nouvelle stratégie russe en question

L’évolution du déploiement russe soulève des interrogations. Après des années de collaboration avec les forces maliennes via Wagner, le Kremlin mise désormais sur une structure plus officielle. Cependant, cette transition s’accompagne de défis opérationnels et logistiques, limitant l’efficacité des interventions.

Les défis persistants

  • Coordination limitée : les nouvelles unités peinent à s’intégrer aux forces locales.
  • Manque de résultats tangibles : la menace jihadiste progresse malgré la présence russe.
  • Adaptation nécessaire : l’Africa Corps doit prouver sa capacité à remplacer Wagner avec succès.

Contexte géopolitique

Cette situation intervient dans un contexte où les pays du Sahel cherchent à renforcer leur souveraineté. L’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, redéfinit ses alliances militaires et politiques. La présence russe, autrefois perçue comme un atout, est désormais soumise à une évaluation critique.