Matar Ndiaga Seck, proche d’Ousmane Sonko, placé en détention pour actes présumés
Un responsable politique arrêté dans le cadre d’une enquête sensible
Âgé de 51 ans, Matar Ndiaga Seck, souvent présenté comme un proche collaborateur d’Ousmane Sonko, a été appréhendé par la Division des investigations criminelles (DIC) dans le cadre d’une procédure judiciaire liée à des « actes contre nature » présumés. Cette interpellation s’inscrit dans un contexte marqué par une vigilance accrue des autorités judiciaires.
Origine de l’enquête et cadre légal
L’arrestation fait suite à un avis de recherche émis par les forces de l’ordre de Linguère, située dans la région de Louga, au nord du Sénégal. Les investigations menées ont permis d’établir des éléments concordants, en lien avec l’interpellation d’une vingtaine d’individus dans la zone du Djoloff. Pour l’heure, les autorités n’ont pas rendu publics les détails des charges retenues ni l’état d’avancement du dossier.
La qualification d’« actes contre nature » renvoie directement à l’article 319 du Code pénal sénégalais, qui sanctionne les relations entre personnes de même sexe. Une législation déjà stricte, renforcée en 2026 par une loi alourdissant les peines : jusqu’à dix ans d’emprisonnement et l’élargissement des infractions liées à la « promotion » de ces relations.
Contexte répressif et mobilisations associatives
Depuis l’adoption de ce texte législatif, le nombre d’arrestations dans ce cadre a significativement augmenté, dépassant la centaine dans tout le pays. Un ressortissant français est actuellement détenu au Sénégal depuis le mois de février, dans une affaire similaire, illustrant la sévérité accrue de la répression.
Face à cette situation, des organisations de défense des droits humains, telles que STOP homophobie, ont mis en place une cellule d’urgence pour soutenir les victimes de persécutions. Leur permanence internationale a déjà enregistré plus de 3 000 demandes d’assistance, témoignant de l’ampleur des besoins.