La soirée s’annonçait déjà difficile pour le FC Nantes, relégué en Ligue 2, mais elle a basculé dans l’incroyable. Le match de clôture de la 34e journée de Ligue 1 face au Toulouse FC a été interrompu dès la 22e minute. Des banderoles hostiles ont été déployées par des supporters situés en Tribune Loire, suivies de jets de fumigènes sur la pelouse. La centaine de CRS présente ce soir-là n’a pas pu empêcher la situation de dégénérer.
L’arbitre Stéphanie Frappart a immédiatement ordonné aux deux équipes de regagner les vestiaires. Seul Vahid Halilhodzic, entraîneur nantais en passe de terminer sa carrière sur un échec, est resté sur le terrain. Face aux perturbateurs qui envahissaient la pelouse, il a tenté d’intervenir avant d’être retenu par des stadiers. Peu avant les incidents, il avait salué les supporters de la Brigade Loire, visiblement ému aux larmes. Treize minutes plus tard, la scène était tout autre : des sièges arrachés, des affrontements violents avec les forces de l’ordre repoussées, et une atmosphère électrique.
Vahid Halilhodzic, sous le choc, a tenté de rejoindre les supporters malgré les risques. « C’est trop dangereux, ils sont en train de se battre », lui a-t-on lancé. « Mais qu’est-ce qu’ils vont faire ? », a-t-il répliqué, avant de renoncer à s’approcher. Pendant ce temps, des joueurs nantais demandaient à leurs familles de quitter le stade. Après une dizaine de minutes de chaos, les CRS ont tenté de pénétrer dans la Tribune Loire, mais ont été repoussés par des leaders cagoulés dans des échanges violents.
Une cellule de crise a été activée, réunissant la LFP et les autorités locales. L’issue du match reste incertaine : selon des informations concordantes, la tendance serait à l’arrêt définitif de la rencontre. À 21h45, soit près d’une heure après l’interruption, aucun signe de reprise n’était visible.
