Niger : Nafissatou Idé Sadou candidate au CEDAW
Niamey, mardi 9 juin – Le Niger ambitionne d’accroître sa visibilité au sein des organisations internationales. Dans cette dynamique, le président du Conseil consultatif de la refondation (CCR), Dr Mamoudou Harouna Djingarey, a accueilli à Niamey une délégation chargée de promouvoir la candidature de Mme Nafissatou Idé Sadou au Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW).

Une coalition pour valoriser l’expertise civile au niveau onusien
À la tête de l’ONG Femmes Action et Développement (FAD), Mme Idé Sadou est appuyée par un comité qui œuvre pour sa candidature sur la scène internationale. Reçus au siège du CCR, ses représentants ont présenté l’avancement des démarches et discuté des stratégies pour élargir le soutien à cette initiative portée par le Niger.
Les échanges ont également porté sur l’importance de cette candidature pour le pays. Selon les promoteurs, l’arrivée d’une Nigérienne au sein de cet organe onusien serait une reconnaissance des compétences nationales et offrirait au pays une place accrue dans les débats internationaux relatifs aux droits des femmes.

Les défis de la représentation nigérienne aux Nations unies
De son côté, le président du Conseil consultatif de la refondation a exprimé son soutien à cette initiative. Il a exhorté les membres du comité à poursuivre leurs efforts et a souligné l’importance de mettre en avant les talents nationaux capables de contribuer au rayonnement du Niger à l’international.
L’audience s’est déroulée en présence du rapporteur général du CCR, Abdou Moustapha, ainsi que du secrétaire de la Commission Justice et Droits de l’Homme, Cheikh Hassane Abdoulaye.
Plus largement, cette mobilisation autour de la candidature de Mme Nafissatou Idé Sadou s’inscrit dans une volonté d’accroître la représentation nigérienne dans les institutions internationales. En cas d’élection, le Niger renforcerait sa voix au sein des mécanismes onusiens dédiés à l’égalité des sexes et à la lutte contre les discriminations faites aux femmes, tout en consolidant son influence diplomatique sur les droits humains.