OM : pourquoi le transfert de Mason Greenwood tourne au fiasco médiatique

OM : pourquoi le transfert de Mason Greenwood tourne au fiasco médiatique

Le mercato estival s’emballe avec un feuilleton qui défraie la chronique : après avoir frôlé l’AS Roma, Mason Greenwood, attaquant de l’OM, privilégie désormais le Fenerbahçe. Une volte-face qui enrage les observateurs transalpins et relance les interrogations sur la gestion des transferts en football.

Mason Greenwood en discussion avec l'Olympique de Marseille

Sous pression financière, l’OM cherche à alléger sa masse salariale en cédant ses joueurs les plus onéreux. Dans ce contexte, Mason Greenwood, estimé à un tarif élevé, devient une monnaie d’échange. Pourtant, son profil était initialement plébiscité par le technicien italien de l’AS Roma, Gian Piero Gasperini, qui en avait fait une priorité. Un revirement de dernière minute qui surprend et déçoit en Italie.

Des négociations qui laissent un goût amer en Italie

Les commentaires des experts italiens sont sans appel : cette affaire est symptomatique des transferts mal maîtrisés. Roberto Pruzzo, journaliste reconnu, dénonce une situation prévisible : « Greenwoord ? Ce genre de dossier finit systématiquement mal. On ignore si le joueur souhaite vraiment rejoindre la Roma, et au final, il signe au Fenerbahçe. Jamais on ne voit un club recruter un joueur deux heures après l’avoir désigné comme sa cible. »*

Fernando Orsi, son confrère, enfonce le clou en pointant du doigt la fiabilité du profil : « Le football ne s’arrête pas avec Greenwood. Son profil ne me semble pas rassurant, et avec la moitié de ce budget, on peut dégotter un joueur bien plus adapté à Gasperini. La Coupe du monde reste une vitrine idéale pour dénicher des talents. »*

Quelles alternatives pour la Roma ?

Paolo Marcacci, spécialiste des transferts, propose déjà des solutions de rechange. Le nom de Moreira, dont la cote a explosé après la Coupe du monde, revient souvent. « Plus technique et moins coûteux, il correspond parfaitement à la philosophie de jeu de Gasperini. D’autres profils comme Nusa, Garnacho ou Tresoldi pourraient aussi combler le vide. Et puis, renoncer à Greenwood évite de grever le budget, surtout sans Ligue des champions. »*

Un transfert raté qui illustre les défis des clubs européens en matière de recrutement, entre contraintes budgétaires et attentes des supporters.