Profitant de la tribune offerte par l’événement, Ousmane Sonko a dénoncé une nouvelle fois l’opacité entourant les fonds réservés à la présidence. Il a rappelé que son parti, Pastef, n’utilise aucun financement d’État pour ses activités, une position qu’il qualifie de principe sacré. « Pastef n’est pas un parti qui se sert des ressources publiques pour fonctionner. Cela serait haram à nos yeux », a-t-il martelé devant une foule de partisans acquis à sa cause.
Le ton était donné dès l’ouverture de son discours : sans nommer explicitement le président, Sonko a laissé entendre que ces fonds pourraient servir à des manœuvres politiques en vue des prochaines élections. Il a réitéré la préférence de son parti pour le financement militant, évoquant avec fierté le succès de la campagne de vente des cartes de membre, malgré les critiques des opposants. « Ceux qui râlent aujourd’hui verront bien ce qu’il en coûte de s’opposer à la montée de Pastef », a-t-il lancé en wolof, employant une expression imagée pour évoquer les conséquences futures de leur opposition.
