Ousmane sonko : la coalition fdr exige l’invalidation de son siège de député
Ousmane Sonko perd-il son siège de député ? Le FDR exige l’annulation de son mandat
Le Front pour la défense de la démocratie et de la République (FDR) monte au créneau contre la présence d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Dans un communiqué officiel rendu public, la coalition dénonce des irrégularités dans les conditions ayant permis son retour à l’hémicycle et exige l’annulation immédiate de son mandat de député.
La coalition politique, regroupant plus de 140 partis et mouvements, qualifie de « violation des institutions républicaines » le processus ayant conduit à la réinstallation d’Ousmane Sonko comme député. Elle dénonce une « tentative de coup d’État parlementaire » orchestrée par le parti Pastef, accusé de contourner les textes légaux en vigueur.
Un siège de député contesté sur le plan juridique
Au cœur du débat se trouve l’interprétation de l’article LO172 du Code électoral, qui stipule qu’un ministre élu député doit démissionner de ses fonctions gouvernementales sous huit jours pour conserver son mandat parlementaire. Le FDR soutient qu’Ousmane Sonko, ayant quitté le gouvernement sans respecter ce délai, ne peut légalement prétendre à un siège à l’Assemblée nationale.
La coalition met également en cause la modification du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, jugée illégitime par les signataires de la déclaration. Selon eux, seule une loi organique peut régir les conditions de retour d’un membre du gouvernement au Parlement. Le FDR estime que cette réforme constitue une violation flagrante de la Constitution et des textes électoraux.
Appel à la mobilisation et saisine du Conseil constitutionnel
Le FDR salue l’initiative des députés de l’opposition qui ont saisi le Conseil constitutionnel pour contester la légalité du processus ayant permis à Ousmane Sonko de retrouver son siège. La coalition appelle à une mobilisation générale des forces politiques et de la société civile pour défendre les institutions démocratiques.
Elle rejette catégoriquement les accusations d’Ousmane Sonko, qui lie cette procédure à une supposée volonté présidentielle de l’écarter de la vie politique. Pour le FDR, l’enjeu est d’ordre constitutionnel : il s’agit de préserver l’intégrité des institutions et de faire respecter la loi, indépendamment des clivages partisans.
La décision du Conseil constitutionnel, attendue avec impatience, pourrait redéfinir les rapports entre l’exécutif et le législatif dans un contexte déjà tendu. Les acteurs politiques et la société civile observent avec attention cette affaire aux répercussions majeures pour l’avenir démocratique du pays.