Paul Nsapu, le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), a offert une analyse approfondie de l’état des droits humains en République Démocratique du Congo sous l’administration Tshisekedi. Lors d’une intervention récente, il a souligné une dualité frappante des situations, tout en saluant les progrès législatifs.

Pour les régions sous l’autorité de Kinshasa, Monsieur Nsapu a constaté des manquements habituels touchant aux droits fondamentaux. Il s’agit notamment des droits civiques et politiques, ainsi que des droits socio-économiques tels que l’accès à l’emploi, aux soins de santé et à l’éducation. Ces lacunes, a-t-il expliqué, résultent des carences cumulées de régimes successifs, caractérisés par un manque persistant de développement et une stagnation des conditions de vie des citoyens.

Cependant, l’Est du pays présente un panorama nettement plus préoccupant. Dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et dans certaines zones de l’Ituri, Paul Nsapu a affirmé que les droits humains les plus essentiels sont bafoués sans relâche. Il a spécifiquement mentionné le droit inaliénable à la vie, à la sécurité personnelle et à la liberté individuelle. Il a clairement désigné la présence de l’armée rwandaise et l’action de ses groupes armés alliés dans ces territoires non contrôlés par Kinshasa comme des éléments déterminants de cette dégradation alarmante.