Plus de 400 otages libérés par Boko Haram dans le nord-est du Nigeria
Boko Haram, la guerre oubliée

Le dimanche 7 juin, des responsables locaux ont annoncé que Boko Haram avait relâché plus de 400 otages capturés en début d’année dans un village du nord-est du Nigeria, dans l’État de Borno. Un sénateur et un représentant d’une association de jeunesse ont confirmé l’information.

Samaila Kaigama, qui préside la Borno South Youth Alliance (Bosya), a précisé que 416 femmes et enfants enlevés à Ngoshe avaient été libérés samedi. Le sénateur Mohammed Ali Ndume a également confirmé la libération, mais a indiqué ne pas connaître les détails précis de l’opération.

L’organisation Bosya, qui a fait le lien entre les ravisseurs et les familles, n’a pas fourni plus d’informations. On ignore si une rançon a été versée ou si les forces de sécurité sont intervenues.

Une zone ciblée par des attaques récurrentes

Ngoshe est situé à moins de dix kilomètres de la frontière avec le Cameroun, dans les collines de Gwoza, une région réputée être un fief de Boko Haram et fréquemment attaquée. Depuis 2009, l’insurrection de Boko Haram, suivie par celle de sa branche dissidente Iswap, a causé des dizaines de milliers de morts et contraint des millions de personnes à fuir le nord-est du Nigeria.