Psg vise l’histoire en finale de ligue des champions

Avec seulement 13 saisons au compteur sous le maillot du Paris Saint-Germain, Marquinhos s’apprête à vivre un moment historique. À peine le goût de la victoire en Ligue des champions 2025 encore présent après la large victoire 5-0 contre l’Inter Milan, le capitaine et ses coéquipiers ont l’opportunité d’inscrire un deuxième trophée européen consécutif dans l’histoire du club. Une performance qui n’a été réalisée qu’une seule fois dans l’ère moderne, par le Real Madrid entre 2016 et 2018.

« Une fois que tu as vécu cette montée d’adrénaline, tu ne rêves plus que de la revivre », confie le Brésilien, dont le père a fait le déplacement jusqu’à Budapest pour partager ce moment avec lui. Dans les rues de la capitale hongroise, les 17 000 supporters parisiens transportés par avion pour assister à la finale s’apprêtent à revivre l’effervescence de l’an passé. Du Parc des Princes aux bars de la capitale, l’euphorie est palpable, tandis que 8 000 agents de sécurité sont mobilisés pour garantir l’ordre.

Même le monde du tennis français semble captivé par l’événement : Moïse Kouame, nouvelle pépite du tennis national, a exprimé son souhait de jouer son troisième tour à Roland-Garros le samedi précédant la finale de son club de cœur.

Khvicha Kvaratskhelia, l'une des stars du psg, en pleine séance d'entraînement la veille de la finale contre arsenal à budapest

Face au PSG, Arsenal se présente avec une motivation décuplée après avoir remporté son premier titre de Premier League en 22 ans. « Gagner le championnat le plus compétitif au monde nous a donné une confiance inébranlable », déclare Martin Odegaard, capitaine des Gunners. Son entraîneur, Mikel Arteta, voit dans ce titre un « tremplin vers des sommets encore plus élevés », lui qui a transformé le club malgré les critiques passées.

Lors de la conférence de presse des Londoniens, jamais titrés en Ligue des champions, les joueurs comme Bukayo Saka affichaient encore les larmes de joie de leur récente victoire. Reste à savoir si cette ferveur se transformera en performance face à l’intensité d’une finale européenne.

Luis Enrique, l’architecte d’une équipe parisienne toujours plus ambitieuse, a glissé avec malice : « Gagner la Ligue des champions pour la première fois avec Arsenal, c’est une motivation puissante, mais vous savez ce qui l’est encore plus ? Remporter le trophée deux fois de suite. »

Dans l’optique de dominer, le PSG mise sur un jeu offensif et un pressing intense face à une défense d’Arsenal aussi solide que dangereuse sur coups de pied arrêtés. « Ce sont deux équipes qui visent les mêmes objectifs, mais avec des approches différentes. Ils marquent beaucoup et nous défendons très bien », analyse Luis Enrique. Conscient de la difficulté d’une finale, il tempère les attentes : « L’an dernier était une exception. Une finale reste un match équilibré, sans favori clair. »

Mikel Arteta, entraîneur d'arsenal, entouré de ses joueurs lors de la veille de la finale de ligue des champions contre le psg à budapest

Le club parisien, qui a surmonté une période difficile début 2026 marquée par les blessures et les résultats décevants, a montré sa résilience en renversant le Bayern Munich en demi-finale (5-4, 1-1). Ce parcours confirme l’appétit insatiable de l’équipe pour les trophées. Luis Enrique avait fixé un objectif clair dès la fin de la saison dernière : instaurer une dynastie européenne. Ses joueurs semblent prêts à relever le défi.