Rdc : Félix Tshisekedi se rendra en Ituri pour faire face à l’épidémie d’Ebola
Rdc : Félix Tshisekedi se rendra en Ituri pour faire face à l’épidémie d’Ebola

La République démocratique du Congo traverse sa 17e épidémie de fièvre hémorragique, dont l’épicentre se trouve dans la province reculée de l’Ituri, au nord-est du pays, une zone marquée par l’insécurité et les violences des groupes armés.
Selon les derniers chiffres officiels, 1 048 personnes ont été contaminées et 267 sont décédées. Le taux de létalité s’élève à 25,5 %. Le virus circule dans trois provinces de l’est de la RDC, et 20 cas (dont deux mortels) ont aussi été signalés en Ouganda voisin.
« Mon engagement est total »
« Je voudrais annoncer ma descente très prochaine dans la province de l’Ituri, sur les lieux mêmes de l’épidémie, pour en assurer le suivi personnellement. Mon engagement est total, comme vous pouvez l’imaginer », a déclaré Félix Tshisekedi lors de la visite officielle à Kinshasa de son homologue burundais, Evariste Ndayishimiye. Aucune date précise n’a été donnée.
L’épidémie est provoquée par le virus Bundibugyo, pour lequel il n’existe encore ni vaccin ni traitement spécifique. Les vaccins existants ne sont efficaces que contre le virus Zaïre, à l’origine des plus grandes épidémies d’Ebola. En un demi-siècle, Ebola a tué plus de 15 000 personnes en Afrique.
Isolement et traçage des contacts
En Ituri, la riposte sanitaire – reposant sur l’isolement des malades et la recherche des cas contacts – a mis du temps à se déployer. Les moyens sont progressivement renforcés, mais les hôpitaux locaux manquent encore d’équipements de base (protections, chlore, etc.) plus d’un mois après la déclaration officielle de l’épidémie.
Les centres de traitement Ebola mis en place ces dernières semaines avec l’appui d’organisations internationales affichent déjà un taux d’occupation supérieur à 80 %, d’après les autorités sanitaires. Les capacités de test se sont améliorées, mais les ONG et acteurs humanitaires estiment que les bilans officiels sont sous-estimés. Selon eux, le pic n’est pas encore atteint et la crise pourrait s’étendre sur six à douze mois. Le virus se transmet par contact avec les fluides corporels.