Sénégal : une réforme constitutionnelle provoque un choc des institutions

« Diomaye-Sonko, nouvelle saison » : telle pourrait être la une de ce mardi 30 juin, à propos des relations tendues entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Ce dernier, limogé de ses fonctions le 22 mai, a été élu président de l’Assemblée nationale quatre jours plus tard.

Une nouvelle saison politique s’ouvre avec l’affrontement de deux blocs autour d’une réforme constitutionnelle : l’exécutif face au législatif. On parle désormais d’un véritable « choc des institutions ».

Le 29 juin, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de révision constitutionnelle. Le parti Pastef, dirigé par Ousmane Sonko, y détient 130 sièges sur 165. Cependant, le garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, a annoncé que le texte serait soumis à un référendum.

Transformation de l’architecture institutionnelle

Le texte divise profondément. Les quatre amendements proposés par le gouvernement ont été rejetés par la commission des lois. L’examen avant le vote du 29 juin s’est déroulé dans une atmosphère houleuse. En signe de protestation, les députés de l’opposition ont quitté l’hémicycle.

Cette réforme, portée par la majorité issue du parti Pastef, provoque de vives tensions au sein des institutions.