Stratégie de la terre brûlée à Zémio : les groupes armés russes s’en prennent aux réserves alimentaires dans le Haut-Mbomou
Une campagne dévastatrice contre les greniers agricoles à Zémio
Dans la préfecture du Haut-Mbomou, plus précisément à Zémio, une stratégie de terre brûlée est en cours d’exécution par des éléments armés étrangers. Ces groupes, souvent associés à des mercenaires russes, ne se contentent plus de menaces : ils ciblent désormais systématiquement les greniers agricoles et les stocks de céréales, exacerbant une crise alimentaire déjà critique.
Les greniers, nouvelles cibles des mercenaires étrangers
Les villages autour de Zémio sont sous haute tension depuis que des colonnes de miliciens, soutenues par des forces irrégulières, ont commencé à piller et incendier les réserves alimentaires locales. Ces attaques, loin d’être aléatoires, semblent coordonnées pour détruire les moyens de subsistance des populations civiles, déjà fragilisées par des années de conflit.
Un impact immédiat sur la sécurité alimentaire
Les conséquences sont dramatiques : des centaines de tonnes de céréales, destinées à nourrir des milliers de familles, ont été réduites en cendres. Les agriculteurs, terrorisés, hésitent désormais à cultiver leurs champs ou à entreposer leurs récoltes. La peur des représailles pousse des communautés entières vers des zones déjà surpeuplées, où les ressources sont encore plus limitées.
Les autorités locales alertent sur le risque de famine dans les prochains mois, alors que la saison sèche aggrave la situation. Les marchés, autrefois approvisionnés en produits locaux, se vident progressivement, et les prix des denrées de base flambent.
Une région sous pression depuis des années
Le Haut-Mbomou, frontalière avec le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo, est une zone stratégique où les tensions persistent. Entre groupes armés, trafics en tous genres et rivalités ethniques, la stabilité reste précaire. L’arrivée de ces groupes mercenaires, souvent liés à des intérêts étrangers, a encore complexifié le tableau sécuritaire.
Les populations locales dénoncent une stratégie délibérée pour affaiblir leur résilience et les pousser à quitter leurs terres. Les témoignages recueillis décrivent des scènes de pillages méthodiques, où même les stocks de semences sont détruits, condamnant les paysans à une dépendance accrue envers l’aide humanitaire.
Que faire face à cette escalade ?
Les acteurs humanitaires sur place appellent à une réponse urgente pour protéger les civils et sécuriser les zones agricoles. Des patrouilles renforcées et un appui logistique aux communautés sont évoqués comme des solutions immédiates. Cependant, sans une volonté politique forte et une coordination internationale, la situation risque de s’aggraver.
En attendant, les habitants de Zémio et des environs doivent faire face à un quotidien de plus en plus difficile, où la survie dépend désormais de leur capacité à s’adapter à cette nouvelle forme de violence ciblée.