La Cour suprême du Tchad a définitivement scellé le sort de Succès Masra, ancien Premier ministre et dirigeant du parti « Les Transformateurs », en rejetant son pourvoi en cassation ce jeudi 21 mai. La condamnation à vingt ans de prison, prononcée l’année précédente, est désormais irrévocable, suscitant une vague d’émotion et de réprobation parmi ses soutiens.
Dans un communiqué cinglant, Les Transformateurs ont fustigé une justice tchadienne « passée à côté de l’Histoire » en ratifiant un verdict qu’ils qualifient de « politique ». Pour eux, la décision de la Cour suprême entérine une détention arbitraire de 371 jours, visant à marginaliser un opposant majeur du paysage politique tchadien.
Le parti a également pointé du doigt l’omerta judiciaire autour de ce dossier, soulignant que les demandes de libération et les appels au respect de l’État de droit, émanant de voix nationales et internationales, ont été systématiquement ignorés. L’inquiétude grandit par ailleurs concernant l’état de santé de Masra, dont la dégradation alarmante préoccupe ses partisans.
Les chefs d’accusation retenus contre l’opposant tchadien reposent sur des faits remontant au massacre de Mandakao, survenu en mai 2025 dans la province du Logone occidental. Après l’épuisement de toutes les voies de recours locales, ses avocats envisagent désormais de saisir les instances juridiques internationales.