Transporteurs sénégalais et maliens unissent leurs efforts pour désengorger l’axe dakaro-Bamako

Transport routier Sénégal-Mali : des solutions en vue pour fluidifier l’axe Dakar-Bamako

Face à des délais d’attente record à la frontière entre le Sénégal et le Mali, les professionnels du transport routier tirent la sonnette d’alarme. À Moussala, près de Dakar, des files interminables de camions s’étendent sur près de 15 kilomètres, bloquant tout trafic fluide vers Bamako.
Daouda Singui Sarr, responsable du développement et de l’appui au Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec), détaille les difficultés : « Les retards s’accumulent, augmentant les coûts pour les transporteurs. Sans compter les conditions précaires pour les chauffeurs, surtout en saison des pluies. Les infrastructures actuelles ne suffisent plus à absorber ce flux. »
Le trafic ne cesse de croître, porté par l’essor des activités minières dans la région. Face à cette situation, le Cosec a déjà aménagé un parking de 15 hectares à Kidira. Désormais, l’accent est mis sur Moussala, où des solutions durables doivent être trouvées pour éviter l’engorgement permanent.
« Les autorités douanières et frontalières ont renforcé leurs équipes pour accélérer les contrôles, mais cela reste insuffisant », explique Daouda Singui Sarr. « Pourquoi ne pas étendre le modèle de Kidira à Moussala ? Un parking moderne et des infrastructures adaptées pourraient faire la différence. »
Des mesures urgentes sont attendues dans les prochaines semaines, en concertation avec les acteurs locaux et les partenaires du secteur.