Troisième usine d’eau potable : une mission du PISEN et de la Banque mondiale inspecte les avancées à Niamey

Une délégation de haut niveau sur les sites clés du projet PISEN

Une mission conjointe, réunissant le Coordonnateur national du Projet Plateforme Intégrée pour la Sécurité de l’Eau au Niger (PISEN), M. Zibo Zakara, le représentant de la Banque mondiale, M. Mohamed Nanzoul, ainsi que les équipes de la Société de Patrimoine des Eaux du Niger (SPEN), s’est rendue sur les différents chantiers de la troisième usine de traitement et production d’eau potable à Niamey. Cette visite technique, organisée mardi 2 juin 2026, a permis d’évaluer l’état d’avancement des travaux sur les sites de prise d’eau, de construction de l’usine et d’installation des réservoirs.

Un schéma directeur ambitieux pour renforcer l’accès à l’eau potable

La SPEN a adopté en 2017 un schéma directeur d’hydraulique urbaine et semi-urbaine prévoyant notamment la construction de cette troisième usine d’eau potable à Niamey. D’une capacité totale de 250 000 m³ par jour, ce projet sera déployé en trois phases : une première phase de 100 000 m³/jour, suivie de deux tranches supplémentaires de 75 000 m³/jour chacune. L’objectif principal est d’améliorer l’accès à l’eau potable dans les zones périphériques et urbaines de la capitale nigérienne. Le PISEN assure la coordination du projet, avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale, tandis que la SPEN en assure la maîtrise d’ouvrage.

chantier de la troisième usine de traitement d'eau à Niamey

Une infrastructure stratégique pour sécuriser l’alimentation en eau

Les techniciens présents sur le site de prise d’eau ont détaillé le processus : l’eau brute sera acheminée vers une usine en construction sur le plateau de Yawari. Deux réservoirs, chacun d’une capacité de 2 500 m³, seront installés pour faciliter la distribution vers les quartiers périphériques de Niamey. Selon le coordonnateur du PISEN, la première tranche de 100 000 m³/jour permettra de couvrir les besoins en eau de la capitale jusqu’en 2035. Le projet comprend dix lots distincts, avec des potentialités d’extension futures.

Un redémarrage significatif des travaux

M. Zibo Zakara a reconnu que les travaux avaient connu des retards par le passé, mais qu’ils connaissent désormais une accélération notable. Il a particulièrement salué les progrès réalisés sur les lots 6 et 7, où les engins d’excavation sont en pleine activité. « Les travaux ont pris un véritable essor. Nous constatons une forte mobilisation des entreprises, avec l’utilisation intensive de main-d’œuvre locale et de sous-traitants nationaux, ce qui permet aux populations de bénéficier directement des retombées économiques de ce projet », a-t-il expliqué.

Un accompagnement financier et technique de la Banque mondiale

M. Mohamed Nanzoul, chargé du projet à la Banque mondiale, s’est dit satisfait de l’avancement des travaux. Il a réaffirmé l’engagement continu de l’institution à soutenir les efforts du gouvernement nigérien, dans l’objectif d’améliorer le bien-être des populations à travers un accès accru à l’eau potable.

Un projet structurant pour la capitale nigérienne

Pour M. Haladou Laouali Amani, chef du projet de construction de la troisième usine, les préparatifs sont en cours : mobilisation des équipes, installation du chantier, et réalisation des études topographiques et géotechniques ont déjà été finalisés. « Ce projet marque un tournant majeur dans l’histoire de l’hydraulique urbaine au Niger. Avec environ 45 000 branchements sociaux prévus, il permettra d’améliorer significativement la desserte en eau potable pour des milliers de foyers à Niamey », a-t-il souligné.