Yéhvann Diouf se confie sur sa saison mouvementée entre Nice et le Sénégal
Lui qui se passionne pour l’astronomie et l’observation des astres depuis son enfance dans le Val-de-Marne a vécu une année particulièrement agitée. Recruté par Nice lors du mercato estival 2025, Yéhvann Diouf est passé par tous les états émotionnels : d’un sacre continental avec le Sénégal à une remise en question brutale au sein de l’effectif azuréen.
Une épopée africaine entre gloire et folklore
Le point d’orgue de sa saison reste sans conteste la CAN. Le portier a savouré chaque instant de cette aventure, de la remise du drapeau par le président Bassirou Diomaye Faye à l’accueil triomphal au Maroc. Bien que le titre soit actuellement l’objet d’un litige devant le TAS après une décision de la CAF en faveur des Marocains, Yéhvann Diouf garde en mémoire une victoire sur le terrain face aux Lions de la Teranga.
Au-delà de la performance sportive, c’est un incident insolite qui a marqué les esprits : la protection de la serviette d’Édouard Mendy. « Ma sécurité a été compromise », souligne-t-il, tout en reconnaissant le côté folklorique de cette lutte avec les ramasseurs de balles pour préserver les rituels du gardien titulaire.
Le défi de la hiérarchie à Nice
Le retour sur la Côte d’Azur a cependant rimé avec désillusion. En son absence, Maxime Dupé a su s’imposer, et l’entraîneur Claude Puel a choisi de maintenir cette dynamique. Yéhvann Diouf admet avoir dû rapidement « redescendre sur terre » pour accepter ce nouveau statut de remplaçant temporaire. C’est finalement la Coupe de France, et notamment une séance de tirs au but décisive à Lorient, qui lui a permis de retrouver la lumière.
L’obsession du maintien en Ligue 1
Ayant connu la douleur d’une relégation avec Reims l’année précédente malgré une finale de Coupe perdue contre le PSG, le gardien refuse de voir l’histoire se répéter. Nice, actuellement en difficulté au classement, doit affronter des échéances cruciales contre Auxerre et Metz.
Pour mobiliser ses troupes, Diouf n’a pas hésité à prendre la parole après la défaite à Strasbourg. Son message est clair : la survie du club ne dépend que de l’implication des joueurs. « Personne ne le fera à notre place », martèle celui qui compte bien utiliser son expérience pour guider le groupe vers le maintien.