Abdourahmane Diouf dénonce les dérives des fonds alloués à la Primature sous Sonko

Abdourahmane Diouf dénonce les dérives des fonds alloués à la Primature sous Sonko

Le ministre Abdourahmane Diouf a récemment abordé la gestion controversée des fonds politiques et des crédits attribués à la Primature durant le mandat d’Ousmane Sonko. Cette intervention s’inscrit dans un contexte politique particulièrement dynamique, marqué par la dissolution récente du parti Awalé de ce dernier. Ce mouvement s’est fondu dans Kiiraay, le nouveau parti créé le 25 juillet à Dakar par le président de la République. Cette formation politique résulte de la fusion de 437 partis et mouvements issus de l’ancienne coalition Diomaye Président.

Lors de son analyse, Abdourahmane Diouf a rappelé les montants alloués à Ousmane Sonko dès son entrée en fonction. « Il disposait de 1,77 milliard de francs CFA par trimestre », a-t-il précisé. Poursuivant son propos, il a révélé que l’ancien Premier ministre avait sollicité des fonds supplémentaires après avoir épuisé cette enveloppe. « Ce n’est pas suffisant, il a fallu demander une rallonge », a-t-il souligné, mettant en lumière un déséquilibre dans la gestion de ces ressources.

Face à ces pratiques budgétaires, Abdourahmane Diouf a plaidé pour une transparence totale. Il a proposé la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, avec une diffusion en direct sur les chaînes de télévision et les radios. Son objectif ? « Savoir où cet argent a été injecté », a-t-il insisté. Cette demande reflète une volonté de rendre des comptes et de clarifier l’utilisation des fonds publics.

Une rupture avec l’opacité des fonds politiques

Interrogé sur la différence de gouvernance entre Ousmane Sonko et le chef de l’État, Abdourahmane Diouf a salué la transparence affichée par ce dernier. « Tous les Sénégalais connaissent l’existence des fonds politiques et leur montant », a-t-il rappelé. Selon lui, la véritable avancée réside dans la fin de l’opacité qui entourait jusqu’alors l’utilisation de ces crédits.

« Le président Diomaye a marqué les esprits en déclarant publiquement : « Les fonds politiques sont là, et je vais les utiliser de manière transparente » », a-t-il déclaré. Cette démarche, selon lui, renforce la légitimité institutionnelle et garantit une gestion budgétaire conforme aux attentes des citoyens. Abdourahmane Diouf a conclu en affirmant que cette transparence constitue un tournant historique : « Nous sommes désormais dans une ère de pleine transparence, où chaque franc est utilisé conformément aux votes de l’Assemblée nationale. »

Cette prise de position met en lumière les enjeux de gouvernance et de responsabilité financière au Sénégal, tout en soulignant les évolutions politiques récentes.