La note « B » attribuée par Fitch Ratings avec une perspective négative place le Cameroun dans la catégorie des emprunteurs à risque spéculatif. Bien que le pays ne soit pas en défaut de paiement, sa capacité à honorer ses engagements financiers est désormais sous haute surveillance.
Cette évaluation reflète des défis structurels majeurs : des indicateurs de gouvernance jugés insuffisants, un revenu par habitant parmi les plus bas d’Afrique centrale, ainsi que des tensions sécuritaires récurrentes. Les analystes pointent également l’instabilité politique liée à la transition au sommet de l’État, qui aggrave l’incertitude économique.
Pour les experts, cette notation envoie un signal clair aux investisseurs : le Cameroun doit redoubler d’efforts pour rétablir la confiance. Une dégradation supplémentaire pourrait impacter directement le coût des emprunts futurs, déjà alourdi par des dépenses publiques mal maîtrisées et des recettes non budgétaires (comme celles de la SNH).
Quelles conséquences pour l’économie camerounaise ?
La perspective négative associée à cette note alerte les créanciers sur les risques liés aux finances publiques et aux financements hors budget. Résultat : les taux d’intérêt demandés par les investisseurs augmentent, rendant les emprunts plus coûteux pour Yaoundé. Cette dégradation a déjà été confirmée pour des émissions récentes, comme un prêt-relais de 200 millions d’euros (soit 131 milliards de FCFA) en cours de négociation.
Vers une amélioration de la note ?
Une note en catégorie « B » avec perspective négative signifie que les marchés financiers perçoivent un risque accru. Les investisseurs exigent alors des taux d’intérêt plus élevés pour compenser ce risque.
Cependant, des progrès dans la gouvernance économique, une meilleure gestion de la dette publique ou encore une croissance économique soutenue pourraient inverser cette tendance. À l’inverse, une détérioration des indicateurs économiques ou sécuritaires aggraverait encore la pression sur la note souveraine du Cameroun.
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