Dakar relance les tensions Maroc-Mauritanie sur le Sahara
Rencontre entre Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères marocain, et Mohamed Salem Ould Merzoug, son homologue mauritanien, à Rabat le 22 mai 2026.

La capitale sénégalaise a été le théâtre, ces derniers jours, d’échanges diplomatiques tendus entre le Maroc et la Mauritanie, autour d’une question qui ne cesse de raviver les tensions régionales : le Sahara occidental. Ces discussions, tenues en marge d’un sommet international à Dakar, ont mis en lumière les divergences persistantes entre les deux pays nord-africains.

Un sommet à Dakar sous le signe du Sahara

Lors d’un événement diplomatique majeur organisé dans la ville de Dakar, les représentants du Maroc et de la Mauritanie ont échangé des points de vue tranchés sur l’avenir du Sahara occidental. Ces échanges, bien que protocolaires en apparence, ont révélé des positions irréconciliables. Le Maroc, qui défend fermement son plan d’autonomie pour cette région, a réaffirmé sa souveraineté, tandis que la Mauritanie, sans prendre position officielle, a multiplié les déclarations prudentes mais critiques.

Ces tensions ne sont pas nouvelles. Elles s’inscrivent dans une histoire diplomatique complexe, marquée par des alliances changeantes et des intérêts géostratégiques divergents. Le Sahara occidental, territoire non autonome selon l’ONU, reste un sujet de discorde entre les deux pays, chacun défendant des visions opposées de sa gestion future.

Des relations bilatérales sous haute tension

Les relations entre le Maroc et la Mauritanie ont toujours été marquées par des hauts et des bas. Ce sommet à Dakar a rappelé que le Sahara occidental reste un point de friction majeur. Alors que le Maroc mise sur une reconnaissance internationale croissante de son initiative d’autonomie, la Mauritanie, bien que proche géographiquement, adopte une posture plus mesurée.

Ces divergences ne sont pas anodines. Elles reflètent des enjeux plus larges, notamment en matière de stabilité régionale et de coopération économique. Le Maroc, avec son poids politique et économique, cherche à consolider son influence, tandis que la Mauritanie, plus discrète sur la scène internationale, tente de naviguer entre ces tensions sans s’aliéner ni l’un ni l’autre de ses partenaires.

Quelles perspectives pour l’avenir ?

Alors que les discussions à Dakar n’ont pas abouti à une avancée concrète, la question du Sahara occidental continue de peser sur les relations entre les deux pays. Les observateurs s’interrogent : une solution diplomatique est-elle envisageable, ou ces tensions risquent-elles de s’aggraver avec le temps ?

Une chose est sûre : le Sahara occidental reste un sujet brûlant, capable de raviver les vieilles blessures diplomatiques et de redéfinir les équilibres régionaux. Pour l’instant, ni le Maroc ni la Mauritanie ne semblent prêts à céder sur leurs positions.