Frappes militaires au lac Tchad : le Tchad dément fermement les allégations de l’ONU

Les autorités tchadiennes ont vivement réagi aux accusations portées par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) concernant la mort de civils lors de frappes militaires dans la région du lac Tchad, où l’armée lutte contre le groupe armé Boko Haram. Une déclaration officielle a été rendue publique à N’Djamena par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Gassim Chérif Mahamat.

Le gouvernement tchadien a dénoncé des allégations non fondées, les qualifiant de tentatives malveillantes visant à discréditer l’action des forces armées nationales. Selon le porte-parole, ces accusations portent atteinte à la crédibilité et à la dignité des militaires tchadiens, engagés depuis plusieurs années dans la lutte antiterroriste au Sahel et dans le bassin du lac Tchad. Cette zone reste en effet le théâtre d’attaques récurrentes perpétrées par des groupes extrémistes.

Une armée engagée dans le respect du droit international

N’Djamena affirme que les opérations militaires sont menées avec une rigueur exemplaire, en totale conformité avec les normes humanitaires internationales. Le gouvernement tchadien souligne avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour limiter les risques pour les populations civiles et éviter tout dommage collatéral lors des frappes ciblant les positions de Boko Haram.

Cette réponse intervient après la publication d’un rapport du HCDH évoquant la possibilité de pertes civiles importantes lors d’opérations aériennes menées par les forces tchadiennes dans la région. Le document a relancé les débats sur la conduite des interventions militaires dans cette zone sous haute tension, où les combats entre les forces de sécurité et les groupes armés persistent.

Des conclusions contestées par N’Djamena

Le Tchad rejette catégoriquement les conclusions du rapport onusien, estimant qu’elles ne reposent pas sur des preuves tangibles. Les autorités réaffirment que les forces de défense et de sécurité tchadiennes jouent un rôle clé dans la stabilisation de la région, en première ligne face aux menaces terroristes. Elles appellent à une analyse objective et responsable de la situation sécuritaire et réitèrent leur engagement en faveur de la protection des populations civiles.

Dans cette période de tension diplomatique, N’Djamena maintient sa détermination à poursuivre la lutte contre Boko Haram, tout en défendant la légitimité et le professionnalisme de son armée. Le gouvernement plaide également pour un renforcement de la coopération internationale afin de mieux coordonner les actions contre les groupes extrémistes actifs dans le bassin du lac Tchad.