Violence jihadiste : des bus brûlés près de Bamako, la capitale malienne sous pression
Violence jihadiste : des bus brûlés près de Bamako, la capitale malienne sous pression
Une vague d’attaques a frappé la région de Bamako ce week-end. Plusieurs cars de transport ont été réduits en cendres samedi 16 mai par des hommes armés dans la forêt classée de Faya, sur la route stratégique reliant Bamako à Ségou. Des passagers ont été contraints de quitter les véhicules avant que ces derniers ne soient la proie des flammes.
Des tirs et des blessés lors des attaques
Les assaillants, dont l’identité n’a pas été confirmée, ont ouvert le feu lorsque certains conducteurs ont refusé de se soumettre à leurs exigences. Plusieurs passagers ont été blessés lors de ces échanges de tirs. Au total, sept bus ont été détruits par les flammes, laissant des centaines de voyageurs sans solution de transport.
Un blocus imposé par les groupes armés autour de Bamako
Depuis le 30 avril, des factions liées au JNIM, organisation affiliée à Al-Qaïda, maintiennent un blocus sur plusieurs axes routiers menant à la capitale malienne. Cette mesure de pression survient après une série d’attaques d’envergure ayant visé le pays fin avril. Les groupes armés cherchent ainsi à étendre leur emprise et à fragiliser les autorités en place.
Des répercussions économiques préoccupantes avant la Tabaski
Les conséquences de ce blocus se font déjà sentir sur l’approvisionnement de Bamako, notamment pour les produits de première nécessité. Avec l’approche de la Tabaski, la demande en bétail est en forte hausse. Pourtant, plusieurs camions transportant des moutons ont également été incendiés ces dernières semaines, aggravant les pénuries et inquiétant les commerçants locaux.
Une situation sécuritaire de plus en plus tendue
Cette recrudescence de violences intervient dans un contexte où le Mali fait face à une crise sécuritaire persistante. Les groupes jihadistes multiplient les attaques contre les convois et les infrastructures, accentuant la pression sur les populations civiles et les autorités.