Joshua osih exige le respect du calendrier électoral au Cameroun
Joshua Osih mobilise l’opposition pour un calendrier électoral respecté
Au Cameroun, le respect du calendrier électoral devient une priorité absolue pour l’opposition. Joshua Osih, président du Social Democratic Front (SDF), a clairement indiqué que ce calendrier relève de la souveraineté populaire et non des décisions gouvernementales.
Un appel solennel à l’unité de l’opposition
Lors d’une conférence de presse organisée le 23 juillet, Joshua Osih a lancé un appel pressant à tous les partis politiques camerounais, toutes tendances confondues, pour qu’ils s’unissent en un front commun. L’objectif ? Faire respecter les échéances électorales sans aucun report supplémentaire. « Les élections doivent se tenir à la date prévue. Pas un jour de plus. Le calendrier électoral appartient au peuple camerounais, pas au gouvernement », a-t-il martelé.
Son intervention survient dans un contexte où le report des élections municipales et législatives a déjà été acté. Le gouvernement camerounais a justifié cette décision par des contraintes financières, logistiques et sécuritaires, ainsi que par la nécessité de réorganiser le calendrier électoral. Pourtant, Joshua Osih rappelle que ces reports ne sont pas conformes aux attentes citoyennes.
Des reports controversés et des mandats prolongés
Le projet de loi initial, adopté par l’Assemblée nationale, a été transformé en décret présidentiel par Paul Biya dès juin 2026. Résultat : les mandats en cours sont désormais prolongés jusqu’en février 2027. Une décision qui suscite des interrogations sur la volonté réelle du gouvernement de tenir ses engagements démocratiques.
Joshua Osih n’a pas manqué de souligner que ces reports successifs risquent d’affaiblir la confiance des citoyens dans les institutions. « Le peuple camerounais mérite des élections libres et transparentes, dans les délais constitutionnels. Aucun motif ne peut justifier un nouveau report », a-t-il ajouté.
Une opposition encore silencieuse sur la proposition
Malgré l’urgence de la situation, aucun responsable politique de l’opposition n’a encore réagi publiquement à l’appel de Joshua Osih. Pourtant, la formation d’un front commun pourrait changer la donne et renforcer la pression sur le gouvernement pour qu’il respecte ses obligations électorales.
Les Camerounais attendent désormais de voir si les partis d’opposition sauront répondre à cet appel et s’unir autour d’une stratégie commune. La crédibilité du processus électoral dépendra largement de cette mobilisation.