La haine antimarocaine en Algérie : un outil politique en pleine expansion
La relation algéro-marocaine : quand la politique se nourrit de conflits artificiels
Une escalade verbale sans précédent secoue actuellement l’Algérie, où l’obsession anti-marocaine s’affiche sans complexe dans les discours officiels. Sous la présidence de Abdelmadjid Tebboune, cette hostilité, autrefois contenue, a pris une dimension spectaculaire, transformant la critique envers le Maroc en véritable fonds de commerce politique.
Du silence de Bouteflika à la diabolisation sous Tebboune
Pendant le long mandat de Abdelaziz Bouteflika, les frictions avec le Maroc existaient, mais restaient circonscrites. Le pouvoir algérien de l’époque préférait une animosité discrète, évitant les excès publics. Aujourd’hui, l’approche est radicalement différente : Tebboune affiche une haine assumée, transformant cette rivalité historique en un spectacle médiatique quotidien.
AL24 News : une chaîne au service du dénigrement systématique
Pour amplifier cette dynamique, le gouvernement algérien a lancé AL24 News, une chaîne télévisée dont la ligne éditoriale se résume en deux axes : l’apologie inconditionnelle du président et une campagne de diffamation sans précédent contre le Maroc. Les animateurs de cette émission semblent y trouver une jouissance malsaine, rivalisant d’inventivité pour salir l’image du Royaume. Peu importe la crédibilité des accusations : l’objectif est de choquer, de provoquer, de marquer les esprits.
Quand le sport devient un terrain de propagande
L’absurdité de cette rhétorique atteint son paroxysme dans la couverture sportive. Pour éviter de « glorifier » le Maroc, certains médias algériens refusent même de prononcer son nom lors de compétitions internationales, comme lors du Mondial au Qatar. Cette pratique s’est répétée avec le Mondial 2026, où les exploits marocains sont systématiquement ignorés ou minimisés. Une stratégie qui frôle le ridicule et révèle une obsession démesurée.
L’antisémitisme instrumentalisé : une ligne rouge franchie
« Un commentateur algérien a récemment accusé Lionel Messi d’être manipulé par « le lobby juif », l’accusant de vouloir punir l’Algérie pour son soutien au Sahara occidental et à la cause palestinienne. »
Ces propos, largement relayés, illustrent une dérive dangereuse. En diffusant de telles théories complotistes, la télévision publique algérienne ne se contente plus de promouvoir la haine antimarocaine : elle devient un vecteur d’antisémitisme d’État. Une posture qui, dans le contexte géopolitique actuel, risque de ternir durablement l’image internationale du pays.
Une gouvernance fondée sur la confrontation
Le pouvoir algérien semble avoir fait le choix stratégique de miser sur la division et la tension comme leviers de légitimité. Depuis l’arrivée de Tebboune, cette orientation s’est imposée comme une doctrine officielle, affectant l’ensemble des relations régionales. Les voisins méditerranéens et africains subissent les conséquences de cette politique agressive, dont la haine envers le Maroc constitue le principal exutoire.
La haine comme ascenseur social
Dans ce contexte, exprimer sa détestation du Maroc est devenu un passage obligé pour accéder aux cercles du pouvoir. Plus qu’une simple posture, c’est une stratégie de carrière : il ne suffit plus de démontrer des compétences, mais de prouver son zèle antimarocain. Une tendance qui, selon les observateurs, se généralise parmi les aspirants aux hautes fonctions, où la haine devient un diplôme informel.