Lazare Sehouéto défend le Sénat du Bénin contre les préjugés politiques

Lazare Sehouéto défend le Sénat du Bénin contre les préjugés politiques

Lors d’un échange organisé à Cotonou par l’Institut des Artisans de Justice et de Paix (IAJP/Co) sur les enjeux de l’État de droit et de l’alternance démocratique en Afrique, la création récente du Sénat béninois a concentré les débats. Une initiative que l’ancien ministre et député Lazare Maurice Sehouéto a présentée comme un levier essentiel pour renforcer la stabilité institutionnelle du pays.

Lazare Maurice Sehouéto prenant la parole lors d'un débat

Un plaidoyer pour une approche juridique plutôt que spéculative

Face aux interrogations exprimées par l’ancien député Kamel Bio Sika Ouassagari concernant les prérogatives attribuées à la chambre haute, Lazare Maurice Sehouéto a plaidé pour une analyse fondée sur les textes législatifs plutôt que sur des craintes infondées. Pour lui, le bicamérisme s’impose comme une solution éprouvée pour consolider les fondements démocratiques, notamment dans des contextes de fragilité institutionnelle.

Des références internationales pour étayer l’argumentaire

Pour appuyer sa démonstration, l’ancien parlementaire a cité des exemples concrets de nations ayant adopté ce système pour surmonter des périodes critiques :

  • La France : La création du Sénat en 1958 a permis de stabiliser le régime politique après des décennies d’instabilité ministérielle.
  • L’Allemagne : L’instauration d’une chambre haute après la Seconde Guerre mondiale a servi de rempart contre les dérives autoritaires, garantissant durablement l’État de droit.

Promouvoir un dialogue constructif autour du Sénat

Rejetant les critiques hâtives et les interprétations biaisée sur cette nouvelle institution, Lazare Maurice Sehouéto a souligné que le Sénat béninois a pour vocation première de modérer les tensions politiques, de renforcer l’unité nationale et de sécuriser les perspectives de développement du pays. Un appel à la raison que l’ensemble des acteurs politiques et de la société civile est invité à embrasser, en privilégiant les faits et les débats argumentés.