Le Maroc, un allié stratégique renforcé pour la France

Le Maroc s’impose désormais comme la priorité absolue de la diplomatie française au Maghreb. Cette affirmation, largement relayée en France à l’approche de la visite officielle de deux jours du Premier ministre français, est confirmée par l’intensité des échanges prévus avec les autorités marocaines.

Sébastien Lecornu, fraîchement nommé à Matignon, effectue sa première sortie internationale depuis son entrée en fonction. Accompagné d’une délégation ministérielle de haut niveau, il sera reçu par Aziz Akhannouch pour des discussions bilatérales approfondies. Cette rencontre, suivie d’un point de presse commun, s’annonce comme un moment clé pour consolider les liens entre les deux pays.

Parmi les membres du gouvernement français présents, on note la présence du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, et du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Leur participation témoigne de l’importance accordée à cette visite, qui s’articule autour de plusieurs temps forts : un entretien en tête-à-tête au ministère marocain des Affaires étrangères, ainsi qu’un hommage solennel au mausolée Mohammed V.

Lors de son passage à Paris, avant son départ, le Premier ministre français a salué l’excellence de la coopération policière et judiciaire avec le Maroc. « Notre partenariat avec le Maroc repose sur une confiance mutuelle et des résultats concrets », a-t-il déclaré devant les sénateurs, soulignant la solidité des relations entre les deux nations.

Parallèlement, une délégation de parlementaires marocains, invitée par le sénateur français Christian Cambon, a rencontré plusieurs eurodéputés français. Cette initiative illustre la vitalité de la diplomatie parlementaire entre le Maroc et la France. Mohamed Zidouh, président du Groupe d’amitié parlementaire Maroc-France, a échangé avec des figures politiques européennes influentes, dont François-Xavier Bellamy (PPE), Pierre Jouvet (S&D) et Fabienne Keller.

François-Xavier Bellamy a mis en lumière « la profondeur des liens historiques et stratégiques » entre les deux pays. Pour lui, le Maroc incarne un modèle d’ouverture et de développement, engagé dans une transformation économique et sociale ambitieuse. Il a également insisté sur la nécessité pour l’Union européenne de reconnaître les efforts d’un partenaire « sérieux, fiable et respectueux de ses engagements ».

Sur la question du Sahara marocain, Bellamy a rappelé que la France maintient une position claire : « le soutien à l’intégrité territoriale du Maroc, conformément au droit international ». Une prise de position qui s’inscrit dans la continuité des relations franco-marocaines.

Pierre Jouvet, pour sa part, a qualifié le Maroc de « pilier géopolitique indispensable » pour la France et l’Europe. Il a appelé à renforcer davantage les relations bilatérales, tout en préservant les acquis d’un partenariat déjà solide.