L’ONU outille 95 agents de sécurité à Lomé sur l’inclusion et la lutte contre les abus

À Lomé, près d’une centaine d’agents d’Intercon Security, prestataire du système des Nations Unies, ont participé à une formation approfondie sur la prévention des abus sexuels et l’inclusion du handicap. Une démarche essentielle pour ancrer les valeurs éthiques fondamentales de l’institution dans la sécurité de terrain.

LOMÉ – Assurer la protection des sites diplomatiques ne suffit pas ; encore faut-il incarner les principes de respect et de dignité humaine qu’ils défendent. C’est dans cette optique que le bureau de la Coordonnatrice résidente des Nations Unies au Togo, en partenariat avec l’UNFPA-Togo, a organisé une session de formation de grande ampleur les 25 et 27 juin 2026 dans la capitale togolaise.

Au total, 95 employés de la société Intercon Security, qui assurent au quotidien la sécurité des agences onusiennes dans le pays, ont été formés aux standards internationaux en matière de droits humains et d’éthique professionnelle.

Des sentinelles face aux dérives : les enjeux de la PSEA

Sur le terrain, les agents de sécurité ne sont pas de simples vigiles : ils représentent le premier contact avec le public, les partenaires et les personnes vulnérables. Face aux risques potentiels, les Nations Unies appliquent une politique de tolérance zéro.

Le programme de ces deux jours intensifs a donc été centré sur la Protection contre l’Exploitation et les Abus Sexuels (PSEA) et la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG). Les sessions ont alterné analyses de cas concrets et rappels juridiques, afin de former ces professionnels autour de quatre axes majeurs :

  • La maîtrise des règles fondamentales : comprendre le cadre éthique strict des Nations Unies qui encadre chaque interaction professionnelle.
  • L’adoption de bonnes pratiques : transformer les notions théoriques en réflexes quotidiens irréprochables.
  • L’identification des comportements interdits : repérer avec rigueur les signaux faibles et les dérives (harcèlement, abus de pouvoir, discrimination).
  • La connaissance des canaux de signalement : utiliser les mécanismes internes de dénonciation tout en garantissant anonymat et protection des victimes.

« Le respect des droits et de la dignité de tous, en particulier des personnes les plus vulnérables sur le lieu de travail, n’est pas une option. C’est l’affaire de tous, à commencer par ceux qui protègent nos espaces. » — extrait de la note d’orientation des organisateurs

Changer de regard sur le handicap

Les agents ont également été sensibilisés aux protocoles d’accueil et d’accompagnement bienveillant des personnes en situation de handicap, afin que les locaux des Nations Unies restent des espaces universellement accessibles, inclusifs et protecteurs.

En investissant dans la formation de ses prestataires de première ligne, le système des Nations Unies au Togo envoie un signal fort. La sécurité ne se mesure pas seulement à la robustesse des infrastructures, mais aussi à l’intégrité, au professionnalisme et à l’inclusivité des femmes et des hommes qui les incarnent.

Nations Unies Togo