Mgr fulgence muteba et le référendum : une décision inopportune en temps de crise
Lors d’un entretien exclusif, Mgr Fulgence Muteba, figure majeure de l’Église congolaise et président de la Conférence épiscopale nationale (Cenco), a exprimé une position claire sur la tenue d’un référendum en République démocratique du Congo.
Un scrutin en pleine zone de turbulence
Selon lui, organiser un référendum dans le contexte actuel reviendrait à ignorer les réalités d’un pays en proie à des défis sécuritaires majeurs. « Le référendum n’est pas bienvenu, car la RDC traverse une période de guerre », a-t-il déclaré avec fermeté. Ces propos reflètent les préoccupations d’une partie de la société civile et des acteurs religieux face aux tensions persistantes dans plusieurs régions du pays.
Les risques d’une consultation prématurée
Mgr Muteba a souligné que les conditions nécessaires à un scrutin transparent et inclusif ne sont pas réunies. Entre violences armées, déplacements massifs de populations et instabilité politique, les obstacles à un processus démocratique sain semblent insurmontables. L’Église, par sa voix, met en garde contre les conséquences d’une telle initiative : « Un référendum organisé dans ces circonstances risquerait de fragiliser davantage la cohésion nationale plutôt que de la renforcer ».
L’Église comme gardienne de l’intérêt général
La Cenco, en tant qu’institution morale, joue un rôle clé dans le débat public. Mgr Muteba a réaffirmé son engagement à accompagner les Congolais vers des solutions durables, en insistant sur la nécessité de privilégier la paix avant toute autre considération. « Notre priorité reste la stabilité du pays, sans laquelle aucun progrès n’est possible », a-t-il ajouté.
Cette prise de position s’inscrit dans un contexte où les tensions politiques et sécuritaires continuent de peser sur l’avenir de la RDC. La voix de la Cenco, écoutée par des millions de fidèles, pourrait bien influencer les décisions à venir.